Chantal Lévesque/Métro Valérie Plante

Alors que se poursuit mardi la consultation publique de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur l’avenir de Pierrefonds-Ouest, où des promoteurs veulent bâtir 5500 nouveaux logements, Projet Montréal propose que les anciennes terres agricoles de l’endroit contribuent plutôt à créer un parc national.

En ajoutant cette zone située dans l’ouest de l’île aux parcs déjà existants du Cap Saint-Jacques, de l’Anse à l’Orme, de l’Arboretum Morgan et du Bois-de-la-Roche, on pourrait avoir un parc équivalent en superficie aux parcs des Îles de Boucherville et du Mont-Saint-Bruno réunis, a souligné Projet Montréal. Selon la formation politique, le parc pourrait être réalisé sous l’égide de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

«Il y a actuellement deux visions qui s’opposent : celle de Projet Montréal qui veut préserver le peu d’espaces verts qui restent sur l’île et celle de Denis Coderre qui veut continuer le projet de Tremblay et Zampino qui consiste à construire une autoroute et avoir plus de congestion», a déclaré Valérie Plante, chef de Projet Montréal, qui a appelé la population à soutenir son projet.

Le projet immobilier Cap Nature prévoit la construction de 5500 logements sur 185 hectares et inclut la conservation de 180 hectares. Il nécessitera toutefois la création d’un boulevard urbain dans l’emprise de l’autoroute 440 et la construction d’un nouvel échangeur.

Russel Copeman, l’élu responsable de l’Habitation à la ville souligne que «toute contribution au débat est intéressante», mais que «sur la foi de ce qui s’est dit en conférence de presse, la proposition manque de substance». M. Copeman souligne qu’il n,a pas encore lu le mémoire de Projet Montréal, celui-ci n’étant pas encore public, mais que rien n’indique que Projet Montréal ait chiffré le projet ou même effectué des démarches de représentation auprès du gouvernement.

«Faire place à la proposition de Projet Montréal coûterait des centaines de millions de dollars aux contribuables montréalais, dont ceux qui habitent le secteur de Pierrefonds-Ouest. La Ville de Montréal a en effet déjà admis publiquement que le fait d’attribuer une affectation de conservation au Schéma d’aménagement constituerait une expropriation déguisée. Selon les promoteurs de Cap-Nature de Pierrefonds-Ouest, cela lèserait leurs droits et pourrait mener à des compensations financières élevées», a déclaré le porte parole David Cliche dans un communiqué de presse.

De son côté, le maire Coderre a déjà soutenu le projet à plusieurs reprises, «Ce projet est un exemple d’équilibre harmonieux entre urbanité et nature, avait-il dit en 2015. Le concept d’aménagement s’articule autour d’un projet de conservation des milieux naturels et assurera l’émergence d’un nouveau et vibrant quartier.»

La consultation publique menée par l’Office de consultation publique de Montréal se poursuivra jusqu’au 15 mai. Celle-ci est la première de deux consultations devant se tenir sur le dossier. L’OCPM doit établir dans le cadre de la première consultation si les terrains de Pierrefonds-Ouest sont propices au développement, déterminant ce qui est faisable et recommandable dans le secteur.

Si la recommandation est d’aller de l’avant avec le projet dans sa forme actuelle ou révisée, s’en suivrait la préparation d’un programme particulier d’urbanisme (PPU) par l’arrondissement. Les citoyens seraient à nouveau consultés pour le valider. Rappelons que le maire d’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, Dimitrios (Jim) Beis a mentionné, plus tôt cette année, qu’il respecterait les recommandations de l’OCPM à la suite des consultations.

Avec François Lemieux.

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