Récemment médaillée en compétition nationale, l’archère Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard se réjouit de renouer avec le podium, elle qui s’est remise en question après sa participation aux plus récents Jeux olympiques d’été.

Avec son arc recourbé, Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard a remporté la médaille d’or aux Championnats canadiens sur cibles concentriques, le 13 août dernier à Brossard. L’ancienne résidente d’Ahuntsic-Cartierville, maintenant installée à Pointe-aux-Trembles, juge pourtant ne pas avoir donné la performance voulue.

«J’étais peut-être un peu nerveuse de revenir à ce tournoi après deux ans, mais finir sur la première marche du podium m’a vraiment fait du bien et rendue heureuse. C’est un grand honneur d’y retourner», commente-t-elle.

Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard tend son arc lors des Championnats canadiens sur cibles concentriques à Brossard, en août 2017.

La spécialiste du 70 mètres attend maintenant que Tir à l’arc Canada officialise sa participation aux Championnats du monde de tir à l’arc prévus du 15 au 22 octobre prochain, à Mexico. «C’est dans pas long, alors ça serait le fun», s’impatiente-t-elle.

Études au ralenti
L’attente et les départs de dernière minute, Mme Thiffeault Picard y est plus qu’habituée en 18 ans de pratique. Pour se consacrer à sa discipline, la jeune femme de 26 ans étire des études universitaires en comptabilité depuis 2013, ne prenant qu’un ou deux cours par session.

«Ça m’arrive souvent de commencer une session d’université en janvier et en février, on va me dire que je pars en mars pour deux ou trois semaines […] J’aime mieux prendre moins de cours et être moins stressée.»
– Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard

C’est un peu ainsi qu’elle a appris qu’elle représentait le Canada aux Jeux olympiques de Rio. Le Comité olympique canadien et Tir à l’arc Canada ont confirmé sa participation le 6 juillet 2016. Les Jeux ont commencé le 5 août suivant. Elle y a atteint le 33e rang.

Quête post-JO
Pour un athlète, se rendre aux Jeux Olympiques est souvent l’objectif ultime. Mais après avoir consacré des années d’entraînement à cet objectif et l’avoir atteint, Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard a passé un long moment à penser son avenir.

«Après les Jeux, j’ai eu une période de questionnement assez longue sur ce qui s’en venait. Tout l’hiver a été pas mal stressant. En plus, j’ai appris que j’avais une blessure au genou droit. Pendant un temps, j’ai vraiment eu peur de ne plus être de l’équipe nationale à cause de ça», raconte l’archère.

«Ç’a été dur émotionnellement de me demander: « est-ce que je me rembarque dans 4 ans d’entraînement? Et avec mon genou, est-ce que je me pousse à aller plus loin ou je recule et je commence ma vie? »»
– Georcy-Stéphanie Thiffeault Picard

Objectif 2020
L’archère montréalaise s’est finalement laisser convaincre par une «petite voix intérieure» qu’elle était capable de viser les Jeux olympique de 2020.

Elle a donc commencé l’été 2017 en battant un record national qu’elle avait elle-même établi en 2014. «Depuis ce temps-là, ça roule super bien et mentalement, tout s’est replacé», résume celle qui s’entraîne avec le Club de tir à l’arc de Montréal depuis le début de sa carrière.

Pour 2020, Mme Thiffeault Picard veut finir sur le podium. Elle estime être sur la bonne voie avec son entraîneur américain Richard Tone. Une véritable «bible» qui lui «apprend tout, autant au plan physique que psychologique» et qui garde sa passion pour le tir à l’arc «réveillée».

«Ma moyenne, cette année, est beaucoup plus élevée qu’elle ne l’a jamais été, alors c’est encourageant», juge-t-elle.



 

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