Énergie-Est : essentiel à la sauvergarde d’emplois à Montréal selon TransCanada
Voilà quelques jours, TransCanada a enfin déposé la version amendée de son projet Énergie-Est auprès de l’Office nationale de l’énergie (ONÉ). La compagnie qui espère mettre en service son pipeline d’ici 2020 est claire est limpide : ce projet est essentiel afin de sauvegarder les emplois dans l’industrie de la pétrochimie dans l’est de Montréal.
Déposé pour la première fois en octobre 2014, le projet vise la construction d’un pipeline d’une longueur de 4600 kilomètres qui transportera environ 1,1 millions de barils de pétrole brut par jour de l’Alberta et de la Saskatchewan vers trois raffineries de l’est du Canada : Valero à Lévis, Suncor à Pointe-aux-Trembles et Irving Oil au Nouveau Brunswick.
Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada, explique que ce projet rapportera d’importantes retombées économiques pour l’est de Montréal, en plus de sauvegarder les emplois existants de l’industrie. (lisez aussi: L’avenir des emplois en pétrochimie passerait par les grands projets d’oléoducs)
«Ce pipeline amènera de la stabilité en matière d’emploi non seulement pendant la construction, mais aussi lors de l’exploitation du pipeline. Le pétrole que nous acheminerons de l’ouest permettra à la raffinerie Suncor de rester compétitive et ce pendant des nombreuses années», dit-il.
L’amendement
La compagnie soutient que les changements proposés auprès de l’ONÉ ont été réalisées en fonction des exigences environnementales et d’une consultation auprès des propriétaires fonciers, des collectivités et des clients.
Près de 700 modifications ont été réalisées dans le tracé du pipeline original au cours des deux derniers ans, ce qui a eu pour résultat de faire bondir les coûts d’investissement de 12 G$ à 15,7 G$.
En ce qui concerne le nombre d’emplois, les revenus fiscaux, ainsi que la contribution au PIB de chaque province «les changements sont très minimes», souligne le porte-parole.
La compagnie estime que près de 3168 emplois seront créés au Québec pendant la phase de construction du pipeline, et que 324 le seront également pendant la phase d’exploitation.
En ce qui concerne les revenus fiscaux, on estime que ce projet rapportera près de 2,12 milliards de dollars au Québec pendant la phase de construction et d’exploitation.
«À l’heure où on se parle les raffineries du Canada continuent d’importer des centaines de milliers de barils de pétrole étranger. L’arrivée d’Énergie-Est réduira considérablement ces importations tout en conservant les emplois et les investissements au Canada», indique M. Duboyce.
Au Québec, les modifications du tracé auront lieu dans le nord-est de la province.
«Ces modifications consistent essentiellement à l’enlèvement d’un segment du pipeline qui devait en principe brancher la canalisation principale au terminal maritime de Cacouna. Ce terminal ne faisant plus partie de notre projet, nous devons modifier le tracé en conséquence», conclut M. Duboyce.