Cet été, douze coopérants font partie de la 17e coopérative jeunesse de services de Rivière-des-Prairies. Ils étaient 13 l’an dernier. (Photo : Isabelle Bergeron)
Malgré les compressions du dernier budget fédéral qui ont affecté certaines coopératives jeunesses de services (CJS) au Québec, la CJS de Rivière-des-Prairies réussit à se maintenir en vie grâce à la députée fédérale du coin, Paulina Ayala. Douze jeunes pourront encore cette année offrir des services de tous ordres aux Prairivois qui le désirent tout en se familiarisant avec le montage de sa propre entreprise.

Les coopérants seront actifs jusqu’au 10 août dans le voisinage de la maison des jeunes—qui héberge le projet—afin de chercher à cumuler les petits boulots chez les particuliers. Il peut s’agir d’offrir ses services pour laver la voiture, jardiner, tondre la pelouse, garder les enfants distribuer des prospectus.

En plus de devoir aller eux-mêmes quérir des contrats çà et là, les coopérants doivent échafauder une entreprise. Ainsi, un conseil d’administration et un exécutif siègent. Des comités marketing, des finances et des ressources humaines ont aussi été mis sur pied.

« Tout le monde dans la coopérative est vraiment important, tout le monde a sa place », de dire le président de la CJS lors du lancement officiel de l’entreprise.

Le système de distribution des contrats est aussi déterminé par les membres. Ils décident par exemple de demander des émoluments sur une base forfaitaire ou horaire. Pour plus d’équité dans la répartition des recettes, les coopérants « plus riches » sont constamment renvoyés au bas de la liste d’attribution des contrats.

Une popularité qui ne démord pas

La CJS offre plusieurs avantages aux coopérants. En plus de bénéficier d’un encadrement de la part d’animateurs, ils ont la possibilité d’avoir une première expérience de travail payé tout en en apprenant un peu plus sur la mise sur pied d’une entreprise.

Le programme semble aussi populaire que l’an dernier étant donné que ses responsables ont dû mettre de côté la moitié des 25 personnes qui ont posé leur candidature pour devenir coopérant.

« Il y a une belle chimie, une belle synergie, estime Étienne Gagnon, l’animateur principal de la CJS. On a essayé de ne pas se ramasser avec cinq amis, mais d’aller chercher des gens différents. »

Malgré toute la volonté des jeunes et de leurs animateurs, ni les parents des premiers ni les membres du comité local—organismes, élus, etc.—qui soutient la CJS n’étaient présents lors de son lancement officiel. Un peu déçus, les coopérants ont présenté leur projet devant un parterre composé d’un journaliste et d’une photographe.

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