Archives TC Media Près de sept élèves sur 10 des écoles de la CSPÎ obtiennent un diplôme ou une qualification après sept années d'études.

Malgré ses efforts en persévérance scolaire, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) affiche toujours un taux de diplomation et de qualification de près de 10 points de pourcentage inférieur à la moyenne montréalaise.

Pour la cohorte 2007, la dernière année pour laquelle les données sont disponibles, 68% des élèves de la CSPÎ ont obtenu un diplôme ou une qualification après sept années d’études, soit le temps standard pour terminer un programme de formation professionnel. La proportion se hisse à 73,8% pour l’ensemble du réseau public du Québec et à 76% pour l’île de Montréal.

Malgré tout, la CSPÎ s’est améliorée au cours des dernières années, car elle n’a plus les pires résultats des trois commissions scolaires francophones situées à Montréal. En effet, elle est en deuxième position devant la Commission scolaire de Montréal (66,6%), mais loin derrière la Commission scolaire Marguerie-Bourgeois (81,4%).

«Je suis commissaire depuis 2003 et nous avons toujours été derniers. Là, nous ne le sommes plus, nous progressons», affirme M. Boudreault, optimiste.

Raisons
Selon le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île, la disparité entre les différentes commissions scolaires ne serait pas une question de programme ni d’enseignants, mais bien de territoire.

Selon le rapport annuel 2014-2015 de la CSPÎ, trois élèves sur quatre proviennent de milieux défavorisés.

«La défavorisation n’est pas toujours liée aux circonstances financières, mais elle peut également être liée à la scolarisation des parents», explique le président de la CSPÎ, Miville Boudreault.

Un autre facteur pouvant expliquer ces données, souligne le président, est la forte proportion d’immigrants au sein des différentes écoles du territoire. Pour l’année 2014-2015, 75,5% des écoliers et 71,1% des élèves du secondaire étaient des immigrants. La barrière de la langue peut devenir une difficulté dans l’apprentissage des élèves, précise le président.

Amélioration
En 1999, il n’y a qu’un élève sur deux obtenait un diplôme ou une qualification avant l’âge de 20 ans. Aujourd’hui, c’est plus de deux élèves sur trois qui le décrochent.

«C’est une augmentation remarquable. C’était inacceptable que seulement 54% de nos élèves obtiennent leur diplôme. Nous avons mis des mesures en place pour corriger la situation et nous avons bon espoir d’atteindre les 70% de diplomation pour la dernière année scolaire», affirme le président.

On remarque également une diminution du décrochage au sein de la commission scolaire. En janvier 2008, 35,6% des élèves quittaient l’école sans aucun diplôme ni qualification. En janvier 2015, seulement 22,3% de jeunes décrochaient.

«Nous gardons de plus en plus nos élèves à l’école. C’est une belle progression, mais il reste du travail à faire», avance M. Boudreault.

L’organisation espère atteindre, d’ici cinq ans, les 80% de diplomation et qualification de ses élèves.

Taux de diplomation et de qualification dans les commissions scolaires de la métropole:

Commissions scolaires 5 ans d’études 6 ans 7 ans
CSPÎ 46,2% 60% 68%
CSDM 46,4% 60,1% 66,6%
CSMB 64,5% 76,6% 81,4%

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