(Photo: Gracieuseté - Playground) Après avoir réalisé l'erreur de son employé, l'arrondissement du Sud-Ouest a retiré le permis d'occupation du Playground en octobre.

Sept mois après son ouverture dans un secteur résidentiel de la rue Notre-Dame Ouest dans Griffintown, le bar Playground devra trouver un nouvel endroit pour poursuivre ses activités.

Les propriétaires de l’établissement ont soumis un plan d’action aux élus de l’arrondissement afin de diminuer les nuisances, notamment le bruit, mais ils n’ont pas réussi à les convaincre pour le moment.

Suivant les recommandations du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) et de la Direction de l’aménagement urbain et du patrimoine, une séance extraordinaire est prévue le 2 mars à la mairie du Sud-Ouest pour autoriser la fermeture de l’établissement qui avait obtenu son permis d’occupation à la suite d’une erreur administrative.

Les élus souhaitent toutefois minimiser les impacts de cette décision. «Nous voulons nous assurer que le commerce poursuive ses activités, mais à un autre endroit. Nous avons demandé à ce qu’il y ait de l’accompagnement pour l’entreprise en vue de sa relocalisation. Le but n’est pas de faire mourir un investissement», a mentionné le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, lors du conseil d’arrondissement du 12 février.

Nombreuses plaintes
Bien qu’il soit possible de déroger au règlement d’urbanisme de l’arrondissement du Sud-Ouest, qui interdit l’usage «débit de boissons alcooliques» dans l’immeuble du 1384, rue Notre-Dame Ouest, plusieurs arguments ont permis au CCU de conclure qu’il serait préférable que le bar cesse ses activités.

Les nombreuses plaintes des voisins concernant le bruit et les actes indécents des clients de l’établissement ont notamment pesé dans la balance. Le fait que ce tronçon de la rue Notre-Dame soit majoritairement occupé par des résidences et qu’il y ait déjà beaucoup de commerces sur cette artère a aussi convaincu le CCU.

Le propriétaire du bar, Alexander Karpov, évaluait que la fermeture du bar lui occasionnerait une perte de 500 000$. Pour tenter de sauver son établissement, il avait lancé une pétition il y a un mois qui avait récolté plus de 500 signatures.

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