(Photo: TC Media - Josie Desmarais) La première pelletée de terre du projet du REM a été effectuée dans Griffintown, ce jeudi.

Le chantier du Réseau express métropolitain (REM) est officiellement lancé. La construction, réalisée par SNC-Lavalin et Alstom, débutera dans les prochains jours et s’intensifiera à compter de juin. Le calendrier précis des travaux du train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infra sera rendu public dans les semaines à venir.

Si la première pelletée de terre symbolique s’est effectuée devant le New City Gas dans Griffintown, cet endroit est exclu comme emplacement pouvant accueillir une future station du REM.

«Nous ne savons pas encore à quel coin de rue la station sera aménagée. Montréal a son mot à dire et pour nous c’est important de bien desservir la population du coin», souligne la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors du point de presse de jeudi.

Depuis les changements apportés au tracé en février, la Ville et CDPQ Infra sont en discussion pour trouver l’emplacement qui desservira le mieux, selon eux, les résidents de Griffintown et de Pointe-Saint-Charles.

«La gare ne sera pas construite dans les prochains mois, alors nous avons encore du temps», précise Mme Plante. Elle assure aussi que les travaux entourant le REM n’affecteront pas le projet d’incubateur culturel prévu dans la tour d’aiguillage Wellington, un projet en branle depuis 2015.

«Je suis au courant que plusieurs personnes avaient des inquiétudes à cet effet en raison de la construction dans le secteur, souligne la mairesse. Mais le projet verra le jour comme prévu cet été, si ma mémoire est exacte. Les travaux pour le REM se feront plus loin.»

(Photo: Josie Desmarais)

Construit à l’étranger
Grande gagnante de l’appel d’offres, Alstom Canada a été mandatée pour la construction des 212 voitures de métro de type Métropolis qui formeront le REM. D’une durée de vie de 30 ans, elles seront toutes dotées d’un système entièrement automatisé, roulant ainsi sans chauffeur.

Toutefois, ces trains seront construits en Inde plutôt qu’au Québec. «Nous avons des centres d’expertises pour l’ensemble de nos matériaux. Les voitures dont il est question aujourd’hui sont faites en Inde, d’où notre décision», explique Henri Poupart-Lafarge, président-directeur général chez Alstom.

Ce dernier assure cependant que 67% des dépenses prévues au contrat de 2,8G$ seront réalisées au Québec. «Le Québec et Montréal sont le centre de gestion de ce projet. Le contrôle, la partie digitale, la partie maintenance et la partie infrastructure seront aussi faits ici», ajoute M. Poupart-Lafarge, précisant que les fournisseurs principaux sont également québécois.

Selon Alstom, sa part du contrat créera 350 emplois au Québec pour la phase de mise en service. À ce chiffre, s’ajouteront 250 emplois pour l’opération et la maintenance. Au total, le REM vise la création de 34 000 emplois pendant la période de construction et 1000 autres à long terme.

Le projet de 6,3 G$, qui comprendra 26 stations, vise à relier à la fois le centre-ville de Montréal, des pôles universitaires, la Rive-Sud, l’Ouest-de-l’Île, la Rive-Nord et l’aéroport Montréal-Trudeau.

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