IDS/Verdun Hebdo – Patrick Sicotte La responsable du service éducatif et de l'action culturelle, Anne-Marie Belleau, travaille à la Maison Nivard-De St-Dizier depuis ouverture en mai 2012.

La Maison Nivard-De St-Dizier a lancé avec une visite guidée le Mois de l’archéologie qui se déroulera en août. C’est l’occasion pour les Verdunois de découvrir la maison historique transformée en musée et le site archéologique préhistorique sur lequel elle se trouve, à travers différentes activités.

L’endroit est décrit comme un petit musée où travaillent trois guides animateurs de mai à octobre, un agent de programme éducatif et une directrice tout au long de l’année. Son rayonnement est local, mais sa participation au Mois de l’archéologie a pour objectif de l’étendre au reste du Québec.

«Sur l’île de Montréal, c’est le plus grand site archéologique préhistorique, insiste la responsable du service éducatif et de l’action culturelle, Anne-Marie Belleau. Quand on parle de préhistoire au Québec, on parle de l’occupation des premières nations. On est le plus grand en terme de superficie avec 6 800 mètres carrés et l’un des plus vieux avec une occupation de 5 500 ans sur notre site.»

En août, des simulations de fouilles archéologiques sont proposées et amèneront les participants à découvrir des artefacts en lien avec l’histoire de la Maison Nivard-De St-Dizier ou du site.

Un atelier de pétroglyphe autochtone sera aussi organisé par l’intermédiaire de l’entreprise Technologies autochtones. «Les autochtones de l’époque étaient des gens de tradition orale et de dessins, dans le sens où ils n’ont pas laissé d’écrits, c’est ce qui fait la différence entre l’histoire et la préhistoire au Québec. Ils gravaient souvent des dessins sur des pierres pour signifier un message en particulier, comme la présence d’un gibier dans ce coin», explique Mme Belleau.

La culture autochtone sera ainsi abordée et les visiteurs pourront fabriquer leur propre pétroglyphe en se servant des symboles utilisés à l’époque.

Évolution
La Maison Nivard-De St-Dizier a été construite en 1710 et à l’époque, le bâtiment était habité par des fermiers qui cultivaient la terre. C’est en 1930 que l’arrondissement en est devenu propriétaire et il aura fallu attendre 2012 pour que le musée soit ouvert au public.

«Notre mission, principalement, c’est de préserver cette maison qui est l’une des plus vieilles de l’île de Montréal, souligne la responsable. C’est également de faire connaître l’histoire du site archéologique et de l’arrondissement.»

Les différents artefacts qui ont été retrouvés dans le sol sont en exposition. «Lors des deux dernières années, on a eu des fouilles archéologiques qui nous ont permis de découvrir de nouvelles choses. On a trouvé une tête de hache autochtone complète, ce qui est très rare», insiste Anne-Marie Belleau.

Parmi les autres trouvailles, des pointes de projectiles qui peuvent être associées à des flèches et indiquer qu’il y avait de la chasse, mais aussi des harpons qui rappellent que les autochtones pêchaient aussi. Un peu plus loin, des fragments de poterie affichent différents styles pour différentes époques et rappellent leur utilisation pour transporter ou cuire de la nourriture.

Appellation
En 1710, la Congrégation de Notre-Dame remplace un vieux bâtiment situé sur leur terre par une maison en pierre. La propriété est vendue en 1769 à l’important marchand montréalais établi sur la rue Saint-Paul, Étienne Nivard de Saint-Dizier, qui a longtemps été considéré à tort comme le constructeur. La maison est restée dans la famille jusqu’aux années 1820.

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