WASHINGTON — Les sénateurs républicains se sont lancés, vendredi soir, dans des négociations de la dernière heure pour tenter de faire adopter la réforme fiscale promise par Donald Trump.

«Nous avons les votes», a déclaré le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, qui souhaite enfin offrir au Parti républicain un triomphe législatif.

Si la mesure est adoptée, il s’agirait de la réforme fiscale la plus ambitieuse depuis 1986. D’importantes réductions d’impôts seraient consenties aux entreprises et aux mieux nantis, alors que des allègements fiscaux plus ténus seraient offerts aux autres payeurs de taxes.

Vendredi, le débat s’étirait en soirée, alors que les républicains apportaient les dernières modifications à leur projet de loi. Même des projections officielles faisant état d’un déficit prévu de mille milliards $ sur dix ans n’ont pas refroidi l’ardeur de la quasi-totalité des élus républicains, qui ont presque tous manifesté publiquement leur appui en faveur de la mesure.

Les républicains ont présenté la pièce législative comme étant bénéfique pour tous les Américains, soulignant qu’elle fouetterait la croissance économique.

Le sénateur du Tennessee, Bob Corker, est le seul sénateur républicain à s’être publiquement prononcé contre la réforme. «Manifestement, je suis une sorte de dinosaure pour les mesures fiscales», a-t-il suggéré, en spécifiant qu’il ne voulait pas voir la dette du pays s’alourdir.

Les démocrates ont dépeint le projet de loi comme étant une mesure qui favorisait les plus riches et les entreprises au détriment de la classe moyenne.

Un comité mixte non partisan du Congrès, qui a analysé la pièce législative, a expliqué que les réductions d’impôt pour bien des familles seraient modestes et que d’ici 2027, les familles gagnant moins de 75 000 $ seront confrontées à une hausse, et non à une baisse, d’impôt.

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