gracieuseté La première séance de yoga avec des alpagas a rejoint une dizaine de participantes à Sainte-Eulalie.

C’est dans le but d’innover et de se renouveler que Karine Davidson Tremblay, propriétaire d’Alpagas Fibrefine, à Sainte-Eulalie, a eu l’idée de faire connaître l’alpaga par une expérience hors du commun, soit par le biais d’une séance de yoga directement dans les pâturages.

Elle souligne que le tourisme en zone agricole est un grand défi et que pour se démarquer, il importe de renouveler l’offre agrotouristique. «D’emblée, nous offrons toujours des visites à la ferme, qui ont comme objectif de faire connaître l’animal et sa fibre, parce que l’alpaga, comme tous les camélidés, sont des animaux d’avenir», soutient Karine Davidson Tremblay.

Or, elle admet qu’il devenait nécessaire de sortir de la traditionnelle visite des lieux. «Je cherchais une activité originale à offrir et qui se marierait bien avec l’alpaga, un animal curieux mais peureux. J’ai pensé au yoga, qui est une activité physique, mais somme toute calme, qui peut facilement être pratiquée en milieu agricole.»

Puis, au fil de ses recherches, la propriétaire a remarqué qu’aux États-Unis, il existait déjà une offre de yoga avec des chèvres. Et en avril, au moment où son projet allait bon train, elle a lu que les États-Unis offraient maintenant aussi des séances de yogas avec des alpagas. «Je me suis dit que je n’étais donc pas si dans le champ que ça, même si ça peut sembler curieux comme idée de faire du yoga avec des animaux autour!», lance-t-elle.

L’idée du jumelage avec le yoga est de permettre ce rapprochement avec les animaux de la ferme par la quiétude de l’activité, en plus d’offrir aux gens la possibilité de se ressourcer, de faire une activité physique à l’extérieur et d’avoir du plaisir à l’expérimenter dans un milieu agricole.

L’activité proposée, le 27 mai dernier, était donc une première au Canada et Karine Davidson Tremblay se réjouit que les gens aient bien répondu à l’appel…tout comme les animaux. En effet, une dizaine de personnes, provenant principalement de la région, ont participé à la séance de yoga dirigée par Manon Cloutier, professeure de yoga à Espace Yoga Santé.

«Ça répondait parfaitement à nos attentes, puisqu’on s’était fixé un objectif d’une quinzaine de participants. On ne voulait pas des trop gros groupes parce que ça pourrait être déstabilisant pour les alpagas. Et à voir comment ça s’est bien passé, c’est certain qu’on conserve l’idée des petits groupes», soutient la propriétaire de la ferme Alpagas Fibrefine, qui existe depuis 2012.

D’ailleurs, elle avoue qu’au début, les alpagas se sont un peu éloignés, puis se sont rapprochés progressivement.

Une expérience à refaire
Suite au succès remporté par l’activité, la propriétaire entend bien renouveler l’expérience. «Les participantes ont qualifié leur expérience de magique, d’apaisante et de super agréable», note Karine Davidson Tremblay.

En raison de la demande grandissante, l’activité sera de retour le samedi 8 juillet. «Pour l’instant, nous avons fixé seulement cette deuxième date. Si l’activité affiche complet, on verra pour ajouter d’autres possibilités. C’est évident qu’on reviendra avec cette proposition l’an prochain, avec encore plus de dates.»

Il faut dire que l’activité ne se limite pas seulement au yoga. Effectivement, la séance est suivie par une visite et des explications sur l’animal et sa fibre pour permettre aux gens de poser des questions et d’avoir un retour sur leur expérience.

Les intéressés à participer à la séance du 8 juillet sont invités à s’inscrire par courriel à info@alpagasfibrefine.com.

Des retombées intéressantes
L’activité de yoga avec les alpagas a permis à l’entreprise de se faire connaître. Le nombre de mentions «J’aime» sur la page Facebook d’Alpagas Fibrefine a augmenté et la propriétaire estime que l’entreprise a gagné de la crédibilité. De plus, elle se réjouit que l’activité qu’elle propose puisse aussi avoir des impacts positifs pour d’autres entreprises de la région, considérant la visibilité régionale que cela apporte.

«L’offre agrotouristique doit pouvoir permettre l’expérience du monde agricole et le contact non seulement avec le producteur, mais aussi avec son environnement. C’est la plus belle façon et la plus authentique pour faire connaître notre travail et que les gens de la communauté aient envie de nous encourager. Il faut que la zone agricole fasse partie de leur vie et qu’ils y développent un attachement. Dans cette optique, je crois que cet événement est un point positif», indique Karine Davidson Tremblay, qui se donne comme mission d’éduquer les gens sur ce qu’est un alpaga et qu’ils apprennent ainsi à mieux les connaître.

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