MISE À JOUR: Un article du Yorkshire Post cite la propriétaire du refuge, Katie Lloyd, qui aurait affirmé que les chatons allaient être lancé aux chiens dans le cadre d’un jeu de combat sanguinaire. Or, la principale intéressée écrit sur sa page Facebook: «Nous avons reçu des centaines de demandes médias. La plupart de ces articles sont exacts, mais quelques uns ont complètement déformé mes propos», se désole-t-elle. Remarquez que dans l’article du Yorkshire Post, aucune des citations attribuées à Mme Lloyd n’aborde ce supposé jeu.

S’il y a bien une manière de faire capoter l’internet, c’est bien avec des photos de chatons.

Surtout quand on prétend que des gros méchants les ont coloriés pour pouvoir ensuite les jeter aux chiens et parier sur lequel mourra en premier.

«Vous n’allez pas croire ce qui est arrivé à ces chatons !!!! Colorés avec des marqueurs, prêts à être jetés aux chiens sauvages ! Les joueurs parient de l’argent sur le chaton coloré qui sera tué en premier. Cette horreur se déroule dans le Yorkshire (Bradford, pour être précis). Ces deux chatons traumatisés ont été sauvés de justement…. mais combien sont victimes de ces jeux immondes ?», peut-on lire.

Sans grande surprise, cette publication a été partagée presque 6000 fois en quelques heures.

Bon, premièrement, nous avons réellement ici affaire à une histoire de cruauté envers ces pauvres animaux.

Ces deux petits chatons de 4 ou 5 semaines, qu’on a nommés Smurf et Shrek (awwwwww) ont en effet été apportés il y a deux jours à un refuge pour animaux à Bradford, dans la région de Yorkshire en Angleterre. On les aurait trouvé lors d’une descente chez des individus liés au trafic de drogue.

Ces idiots (oui, oui, ce sont des idiots purs et durs) avaient colorié les pauvres chats à l’encre permanent, ce que le refuge a qualifié «d’acte de cruauté horrible». Pour ceux qui se demandent: les chatons semblent maintenant bien se porter. Le refuge affirme qu’ils mangent bien et que la couleur a commencé à disparaître.

Donc tout est bien qui finit bien.

Or, ce qui manque à l’histoire, c’est cette fameuse affirmation que ces chatons avaient été coloriés dans le but de les faire participer à un jeu de combat sanguinaire.

Le refuge ne mentionne aucunement cet aspect de l’histoire. De plus, aucun média qui a couvert l’épopée de Shrek et Smurf n’en ont fait mention. Croyez l’inspecteur: si ces journalistes avaient eu vent d’un jeu où l’on force des chatons à se battre à mort, ils en auraient parlé. On ne passe pas à côté d’une histoire horrible du genre.

Donc, oui, ces chatons ont vraiment été coloriés par des imbéciles, mais non, cela ne fait (heureusement) pas partie d’un jeu de combat.

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