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Par le passé, j’ai toujours eu la bouche sèche quand je prenais la parole en public.

Chaque fois que j’essayais d’atteindre le verre d’eau, ma main tremblait. Plus j’essayais de stabiliser ma main, pire c’était. Inévitablement, j’abandonnais et je déposais le verre. Pas question que j’aie l’air nerveux devant l’auditoire, surtout lorsque je faisais un exposé sur la gestion de l’anxiété!

Puis, un jour, alors que je parlais de la peur de la peur, la lumière s’est faite dans mon esprit. J’ai dit à tout le monde que j’allais boire une gorgée d’eau et qu’il était possible que ma main tremble. J’ai alors lentement et dramatiquement bu une gorgée… et rien ne s’est
produit! J’avais la main solide comme le roc. Cela s’est révélé l’exemple parfait de la peur de la peur.

La peur de la peur

L’anxiété est la sonnette d’alarme que le corps déclenche face à un danger. Elle nous protège en nous faisant fuir ou combattre le danger. Il s’agit de la réaction de lutte ou de fuite. Mais qu’arrive-t-il lorsque nous craignons d’éprouver de l’anxiété? Où pouvons-nous fuir? Tout petit signe d’anxiété déclenchera la réaction d’anxiété. Autrement dit, le mécanisme d’anxiété peut se tourner contre lui-même lorsque nous le craignons.

Dans ma petite démonstration, je me suis autorisé à être nerveux en disant à l’auditoire que je pourrais trembler. J’ai admis que j’étais stressé d’être devant un vaste auditoire, comme chacun de ses membres l’aurait sans doute été. En faisant cela, j’ai supprimé le besoin de maintenir ma main immobile. Cela signifiait que je ne m’en faisais plus avec l’anxiété. Je devais encore faire face à l’anxiété de parler en public, mais c’était relativement mineur. Je n’avais plus à affronter le véritable monstre : la crainte de mon anxiété.

En accepter un peu, pour ne pas subir le tout
Les clients résistent toujours à l’idée d’accepter l’anxiété. Comment accepter quelque chose d’aussi débilitant? Eh bien, ils n’ont pas à le faire. En réalité, ils n’ont à accepter que de 5 % à 10 % de leur anxiété. Ainsi, ils n’auront pas à subir le reste, soit les 90 % à 95 % qui constituent leur anxiété d’être anxieux. C’est cette peur de la peur qui est si affligeante.

Essentiellement, plus on essaie de rester calme, et moins on y parvient, plus on nourrit la bête de l’anxiété. La meilleure façon de gérer l’anxiété est de la tolérer et de lui permettre de se dissiper peu à peu. N’ayez pas peur. Ressentir une certaine crainte n’est pas bien grave. Mais si vous la combattez, alors la peur de la peur entre en scène. Et ça, c’est l’enfer.

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