Ubisoft/Collaboration spéciale Dans Assassin’s Creed 3, nous devons désapprendre la façon de viser avec les armes à feu pour suivre une méthode archaïque et contre-intuitive.

Je suis un grand amateur de la série Assassin’s Creed  (Ubisoft). J’aime la prémisse.

Fouiller dans les gènes de notre personnage et le faire revivre la vie de ses ancêtres est une idée brillante. Pour ce troisième opus, les concepteurs offrent plus de 70 heures de jeu dans les bottes de Connor, cet occiseur en guerre contre les Templiers. La facture historique témoigne d’une substantielle recherche et de soins méticuleux quant aux détails de cette période emblématique, riche en dénouements. Cette abondance s’étend-elle à la jouabilité de ce nouvel Assassin’s Creed? Pas tout à fait…

Lorsqu’on met autant de temps et de ressources sur une licence, je crois qu’on doit gommer les irritants des moutures précédentes, afin d’assurer une expérience captivante aux maniaques de la série.

Malheureusement, peut-être pour profiter de la sacro-sainte période d’avant Noël, le jeu semble ne pas avoir bénéficié d’une révision complète avant sa parution. Le fameux peaufinage qui élimine les plis chiffonnant la fragile immersion.

Assassin’s Creed 3 (AC3) aurait, à mon humble avis, mérité un six mois de plus de polissage afin d’occuper la place qui lui revient au sommet des palmarès des ventes. Les bogues, nombreux, ne devraient pas exister dans une licence tant convoitée.

Comprenez-moi bien, AC3 n’est pas un mauvais jeu. Les multiples imperfections tuent le facteur «Wow!» auquel la compagnie française nous a habitués. Certains, cependant, sont comiques et font sourire.

Par exemple, un cheval dont seulement les fesses sortent d’un bâtiment où des gens apparaissent ou disparaissent en tournant un coin. Que les carrioles n’aient pas de rênes visibles ou que les personnages aient des allures de mimes lorsqu’il recharge leurs armes à poudre noire, ça passe. Ces bogues mineurs ne me dérangent pas trop. Ils n’interfèrent pas avec la jouabilité. Cependant, quand l’immersion est affectée, c’est une autre histoire. Je déteste devoir refaire une mission parce que celle-ci bloque sans qu’on sache pourquoi.

L’intelligence artificielle demeure un des aspects les plus difficiles à gérer dans un monde ouvert comme AC3. Les figurants virtuels dans le jeu (NPC) restent coincés dans les objets ou courent dans les murs et nous font un «moonwalk» frontal. C’est dommage. La mécanique de combat a aussi été changée. Celle-ci manque de convivialité.

Son ergonomie nécessite un certain temps d’acclimatation. Nous devons désapprendre la façon de viser avec les armes à feu pour suivre une méthode archaïque et contre-intuitive. Parer les coups devient obsolète dans cet opus. Les échauffourées s’exécutent en tenant le X (Xbox 360) et en se déplaçant. Les premières heures (quatre ou cinq) permettent d’apprendre à jongler avec certaines incongruités de programmation. Le titre prend tout son sens quand Connor commence à chasser et à grimper aux arbres.

Mes attentes étaient élevées. Je suis certain qu’un six mois de révision et de peaufinage auraient fait toute la différence. Marketing… marketing… quand tu nous tiens!

Points forts
Voici les points forts du troisième volet d’Assassin’s Creed :

  • belle recherche historique;
  • graphismes superbes;
  • environnements crédibles;
  • villes vivantes;
  • Connor se manie bien.

Points faibles
Voici les points faibles du troisième volet d’Assassin’s Creed :

  • manque de polissage;
  • trop nombreux bogues;
  • mécanique de combat contre-intuitive;
  • comportement erratique des figurants virtuels;
  • intelligence artificielle déficiente.

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