Samedi 29 octobre, je suis allée à la conférence TedX Montreal Women. Depuis, j’aime encore plus être une femme.

Il y a toujours, dans ce genre de conférences, les bons sentiments, les «awwwww», les applaudissements convenus et les moments sentimentaux faciles. Ils font partie de la game. J’ai attendu qu’ils passent, puis je me suis concentrée sur le message profond de tout cela. Qu’est-ce que je retiens de cette journée?

Le thème de 2016: il est temps! Extrait du site web de la conférence: «Trouver des solutions créatives aux enjeux mondiaux tels que les changements climatiques, la pauvreté, les inégalités raciales, […] trouver des solutions pour construire des sociétés plus fortes, susciter des résultats différents, donner un sens à nos vies, redevenir propriétaire de notre santé, de notre corps et de notre esprit.» Ouf! Je vais prendre quelques secondes pour reprendre mon souffle… TedX Montreal Women est gérée par des femmes. Ce sont donc des femmes qui ont décidé de ce thème. Vous me voyez venir? Quelle pression se met-on! Évidemment qu’il faut trouver des solutions à ces problèmes, mais peut-on souffler deux minutes et se donner «le temps» d’une petite tape dans le dos!

J’ai souvent des conversations avec mes amis hommes sur la place de la femme dans la société. Ce sont des hommes ouverts d’esprit, intelligents, qui se décrivent féministes, mais ils ne sauront jamais exactement ce que c’est, être une femme. On peut y mettre toute la bonne volonté du monde, ça prend des femmes pour réellement comprendre des femmes. Ça se ressent dans les thèmes de la conférence: le désir d’avoir des enfants, la difficulté à tout concilier, l’image du corps, la sexualité, la volonté d’aider les autres. Être une femme, c’est être dans le doute. Il y a cette petite voix intérieure avec laquelle on se bat tout le temps. Suis-je assez bonne? Est-ce que j’en fais assez? Suis-je assez présente pour mes enfants et mon/ma conjoint(e)? Mes parents seront-ils fiers de moi? On en oublie à se demander ce que NOUS pensons de NOUS.

Et même avec ce conflit intérieur, la femme s’inscrit dans l’action. Wanda Bédard a crée la fondation 60 millions de filles pour soutenir les projets d’éducation des filles dans les pays en développement. Marya Zarif a lancé Je veux jouer, une fondation qui transforme la vie des enfants syriens grâce aux espaces de jeu. Caroline Codsi a connu la guerre au Liban et, en arrivant au Canada, elle s’est mise en tête d’aider les femmes dans le besoin. Simone Cavanaugh est la fondatrice d’un organisme sans but lucratif qui fournit de l’équipement adapté pour les enfants ayant des besoins particuliers dans les pays en voie de développement.

Après avoir passé huit heures à écouter d’autres femmes, je suis ressortie de la conférence avec cette pensée: on pense qu’on est la seule à être comme «ça», mais on est toutes pareilles. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est un sacré soulagement! Je ne suis pas «si» folle finalement!

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