Que fait-on lorsqu’il n’y a pas assez de femmes dans un domaine? On met en place un programme pour les intéresser et les former pour qu’elles fassent partie des meilleures. C’est ce que le Laboratoire IA pour le progrès social (AI for social good) fait pour la deuxième année.

Montréal, capitale de l’intelligence artificielle (IA), a besoin de cerveaux et, surtout, elle a besoin de cerveaux féminins. C’est essentiel au développement de l’IA. Le Laboratoire IA pour le progrès social rassemble 30 femmes afin de leur enseigner des concepts technologiques en apprentissage automatique, en prototypage et en conception.

De gros noms de l’intelligence artificielle sont derrière cette initiative et pour cause, le besoin se fait pressant lorsqu’on sait que les femmes représentent moins de 15% de l’ensemble des travailleurs spécialisés IA . Vous vous demandez pourquoi il faut plus de femmes en IA? La réponse est facile: sinon, on va droit au mur!

La responsable du projet, cheffe des opérations à la Fondation OSMO et directrice de la Maison Notman, Annie Devriese, cite Dominique Anglade, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, entendue à la conférence sur l’innovation C2 Montréal, qui disait que «pour augmenter le PIB, il n’y a qu’une seule solution: avoir plus de femmes dans les secteurs où elles sont sous-représentées».

Le programme du Laboratoire IA pour le progrès social est ouvert à n’importe quelle étudiante canadienne, du moment qu’elle étudie en informatique. Leur présence est requise pendant six semaines. En échange, elles doivent mettre à contribution leurs compétences pour implanter des solutions à des enjeux sociaux en ayant recours à l’IA.

Voilà trois exemples de projets retenus l’année dernière

  • bixAId: un système de redistribution des Bixi
  • SensAI: un traducteur du langage des signes américains
  • Snapart: une application qui permet l’expression artistique pour humaniser les gens dans les pays en conflit

À la fin du programme, les participantes effectuent une démonstration publique de leur projet. Annie Devriese, espère voir ces jeunes filles continuer leurs études en IA et effectuer leur carrière dans le domaine.

«Les femmes ont tendance à être humbles et à se diminuer, souligne la cheffe des opérations à la Fondation OSMO. Avec le programme, on met ces femmes en relation avec des gens qu’elles n’auraient peut-être pas osé approcher. Elles sont en contact avec des sommités de l’industrie et l’ambiance est vraiment amicale. Les femmes partent sur le marché du travail avec un super réseau!»

Les femmes manquent certainement de confiance en elles et elles sont sous-représentées dans l’industrie, mais à Montréal, on ne manque pas de grands noms féminins en intelligence artificielle! Parmi les mentors cette année pour le programme, on compte effectivement sur des chercheuses les plus talentueuses en IA au monde:

  • Doina Precup, directrice de DeepMind Montréal, le laboratoire d’intelligence artificielle de Google
  • Joëlle Pineau, directrice du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook à Montréal
  • Sarah Foster, directrice diversité et inclusion chez DeepMind
  • Negar Rostamzadeh, chercheuse fondamentale chez Element AI initiatrice de plusieurs projets en faveur des femmes en technologie

Laboratoire IA pour le progrès social

  • Le programme se déroule du 14 mai au 21 juin, à la Maison Notman
  • Ouvert à tous
  • Il s’agit d’une initiative de Fondation OSMO, le Reasoning and Learning Lab de l’Université McGill, et le Montreal Institute for Learning Algorithms (MILA), en collaboration avec le gouvernement du Québec.
  • Plusieurs grandes compagnies commanditent l’événement, telles que DeepMind, IVADO, Microsoft Research Lab Montreal, Desjardins Lab, Element AI, and BDC Capital.

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