Getty Images/Image Source Si l’employeur est rendu à valider vos références, c’est qu’il vous a choisi, car il a trouvé peu de points négatifs dans votre candidature. Maintenant, une seule personne peut l’informer de potentiels problèmes professionnels vous concernant : votre ex-patron.

Au moment de vous embaucher, l’employeur s’apprête à réaliser un investissement très important. Disons 40 000 $.

Afin de le faire en toute confiance, il aimera sans doute valider la qualité de vos services et la véracité de vos arguments de vente auprès de vos anciens employeurs. C’est pourquoi vous devez préparer une liste de références professionnelles à remettre aux intervieweurs qui en feront la demande. Rien ne doit être laissé au hasard à cette étape du processus de recherche d’emploi.

L’employeur souhaite habituellement obtenir le nom et les coordonnées de vos trois derniers patrons. Si son souhait ne cadre pas avec votre parcours professionnel, vous pourriez n’en soumettre que deux, ou encore, un nom de patron et un de professeur, si vous avez complété vos études récemment. Il serait très kamikaze par contre de fournir les coordonnées de votre employeur actuel…

Vous pouvez aussi déposer les lettres de recommandation accumulées au cours de votre carrière, mais n’omettez pas pour autant la liste, car les employeurs accordent fort peu d’intérêt aux lettres. En effet, si l’employeur est rendu à valider vos références, c’est qu’il vous a choisi, car il a trouvé peu de points négatifs dans votre candidature.

Maintenant, une seule personne peut l’informer de potentiels problèmes professionnels vous concernant : votre ex-patron. Or ce n’est sans doute pas sur la lettre de recommandation qu’il en fera mention, sans quoi vous ne la traîneriez pas dans votre portfolio… Pour un patron, rien ne vaut une bonne conversation avec un homologue!

Votre ancien employeur se trouve à l’autre bout du monde? Cela n’a aucune importance, pourvu qu’il puisse vous référer en français ou en anglais. Un interurbain de 10 $ pour se rassurer avant de procéder à un achat de 40 000 $, c’est bien peu…

Vous souhaitez de bonne foi donner le nom de votre ancien patron, mais vous avez perdu sa trace? Fournissez ce que vous savez à son sujet, et si votre futur employeur veut à tout prix s’entretenir avec lui, il fera appel à une agence de recherche pour le retracer.

Il est essentiel de contacter vos anciens patrons ou professeurs avant d’inscrire leur nom, leur titre, leur employeur actuel et leur numéro de téléphone sur votre liste de références. Vous en profiterez pour vous rappeler à leur mémoire, pour leur demander la permission de transmettre leurs coordonnées et même, si le contexte le permet, pour convenir avec eux des informations qu’ils donneront à votre sujet.

Si vous n’avez pas quitté votre ancien patron en bons termes, prenez la peine de le contacter, pour tenter une réconciliation et lui demander s’il pourrait fournir à votre sujet des références à tout le moins neutres. S’il répond par la négative, espérez que cette entreprise ait pour politique de ne transmettre que les dates de début et de fin d’emploi, comme le font la majorité des très grandes entreprises.

En réalité, si vous êtes convaincu qu’un ancien patron donne de mauvaises références à votre sujet, vous devez malheureusement le rayer de votre liste, car il pourrait à lui seul gâcher la suite de votre carrière. Peut-être pourriez-vous remplacer sur votre liste ce patron par son adjoint? Ou par le patron d’un autre département avec qui vous traitiez souvent? Ou par un client important si vous êtes dans un domaine comme les ventes ou les achats?

Si vous n’êtes pas tout à fait rassuré quant à la nature des références données par votre ancien patron, demandez à un ami particulièrement habile en théâtre de procéder à une petite vérification pour vous. Ce dernier pourrait le contacter en se présentant comme un consultant qui vous a rencontré en entrevue…

Bien entendu, vous éviterez de donner en référence votre maman ou votre grand frère, puisque cela nuirait à votre crédibilité plutôt que de l’appuyer. En effet, l’employeur recherche un employé et non un ami, ainsi il n’a que faire des références personnelles.

Cette chronique est tirée du livre L’entrevue d’embauche : toutes les astuces pour enfin obtenir un OUI!, publié chez Septembre éditeur.

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