collaboration spéciale Un médaillon d’identification est accroché à une pince de chaque homard de Gaspésie.

Il est désormais possible de connaître le pêcheur du homard qui se trouve dans notre assiette. Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG) lance un nouvel outil de traçabilité pour créer un lien personnel avec les consommateurs.

Depuis le 20 avril et jusqu’à la fin du mois de juin, c’est la saison de la pêche au homard dans la baie des Chaleurs, en Gaspésie. «C’est à ce moment que les homards sont les meilleurs, car ils sont entre deux mues et leur carapace est dure et pleine de chaire goûteuse, estime Jean Côté, directeur scientifique du RPPSG. Ils pèsent alors en moyenne 1,25 lb.»

C’est donc en ce moment qu’on trouve une grande quantité de ces bêtes dans les viviers des épiceries du Québec et sur nos tables. En portant bien attention, on remarquera qu’une étiquette en forme de médaillon est attachée à chaque homard provenant de la Gaspésie. Dessus, un numéro et une adresse web, www.monhomard.ca.

C’est que, depuis cette année, le ministère des Pêcheries (MAPAQ) attribue un numéro à chaque pêcheur et lui remet un certain nombre de médaillons, en fonction de sa quantité de prises de l’année précédente. Le pêcheur appose ensuite lui-même les étiquettes sur ses homards. Lorsque le consommateur visite le site web en question, il peut enregistrer le numéro indiqué et avoir accès à de l’information sur le pêcheur, sur son bateau et sur sa sous-zone de pêche. Il peut même mettre un visage sur ce dernier grâce à une petite vidéo le montrant en plein exercice de son métier!

«Aujourd’hui, les consommateurs veulent savoir ce qu’ils mangent, d’où ça vient et comment c’est produit, croit M. Côté. On a voulu amener le scénario le plus loin possible en personnalisant la relation entre le pêcheur et le consommateur, qui peut même lui envoyer un courriel pour le remercier.»

La traçabilité fait également partie d’un effort plus grand du RPPSG pour obtenir une écocertification du programme international MSC (Marine Stewardship Council).

Portrait des pêcheurs de homard
En Gaspésie, il existe 182 pêcheurs de homards propriétaires de permis.

En 2012, un pêcheur gaspésien a capturé en moyenne 12 830 lb de homard, soit environ 10 260 bêtes. Le métier se transmet généralement de père en fils. Mais un problème de relève se profile à l’horizon, croit Jean Côté, directeur scientifique du RPPSG. Selon lui, la moyenne d’âge des pêcheurs se situe au-dessus de 55 ans, et le métier peine à attirer des jeunes. «Il faut aimer la mer, précise M. Côté. Les permis se vendent cher et la pêche est difficilement rentable de nos jours, car le prix de vente est en bas du seuil de rentabilité.»

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