Christine Chevarie/Collaboration spéciale Simon St-Georges

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

Au cours des sept dernières années, Simon St-Georges s’est engagé envers la démocratie citoyenne, notamment par le biais de l’Association québécoise des jeunes parlementaires, du programme High School Outreach et du Journal of Sustainable Development Law & Policy de l’Université McGill, où il entame sa troisième année d’études en droit.

L’entrevue vidéo:

Pourquoi avoir choisi cette cause?
En participant à plusieurs simulations parlementaires, j’ai réalisé qu’il y a des jeunes qui forment une majorité silencieuse. Grâce au programme de lutte au décrochage scolaire High School Outreach, j’ai aussi rencontré des étudiants d’écoles secondaires en milieu défavorisé qui veulent prendre leur place, mais pour qui c’est plus difficile. C’est important que tous ces jeunes, dont je fais partie, fassent plus de bruit.

Au lendemain des élections provinciales, comment entrevoyez-vous le scrutin municipal de 2013?
Je suis confiant que les jeunes ont été sensibilisés à l’importance d’aller voter. En même temps, il faut rester réaliste. Les résultats des dernières élections municipales ont été assez catastrophiques en terme de participation électorale (39 %). Avec des taux aussi faibles et des partis élus avec une fraction de ces pourcentages, on se retrouve avec des dirigeants qui souffrent de problème de légitimité. Pour lutter contre un tel déficit démocratique, des pays comme la Belgique et l’Australie ont adopté des mesures contraignantes et donnent des amendes à ceux qui ne votent pas. Avant d’en arriver là, je crois que nous devrions insister davantage sur le fait qu’il est obligatoire d’aller voter. C’est notre devoir de citoyen.

Si vous étiez maire de Montréal, quelle serait la première amélioration que vous apporteriez à la Ville?
Les confrontations entre les citoyens et la police qu’on a vues avec la crise étudiante sont très préoccupantes et mettent en péril notre modèle de police de communauté. Si j’avais une seule priorité, je travaillerais pour qu’il y ait un regain d’estime et de confiance envers nos policiers. En retour, il faut aussi s’assurer qu’ils aient une formation adéquate pour bien effectuer leur travail et interagir avec les gens.

Qui est votre mentor dans votre domaine?
Norman Steinberg, le président du cabinet d’avocats Groupe Norton Rose où je travaille à titre d’étudiant. C’est quelqu’un dont la feuille de route m’impressionne beaucoup. J’ai eu un entretien de 45 minutes avec lui qui m’a beaucoup marqué et qui m’a confirmé que je voulais faire du droit. C’est un homme hyper occupé qui trouve toujours le temps de s’impliquer auprès de la communauté. Pour moi, c’est un modèle au sein de la communauté d’affaires qui doit continuer de s’engager auprès de la société.

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En rafale

En trois mots, que représente Montréal pour vous?
Une ville diversifiée, créative et éclatée (dans tous les sens du terme).

Trois livres qui vous ont particulièrement influencé?
L’avalée des avalés de Réjean Ducharme, La République de Platon et Practical Wisdom de Barry Schwartz.

Quel artiste montréalais écoutez-vous présentement dans votre iPod?
Jean Leloup. Je suis un grand fan.

Une personnalité avec qui vous prendriez un verre?
Nelson Mandela. C’est la personne qui m’impressionne et qui m’inspire le plus. C’est quelqu’un qui a tellement vécu et réalisé de choses. Pour moi, il est juste surhumain.

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