Métro La participation – ou la non-participation – aux activités sociales peut en dire long sur le climat de travail.

Party de Noël, 5 à 7, dîners hot-dogs : les réunions sociales en milieu professionnel sont aussi agréables que nécessaires à l’harmonie du bureau.

Selon la consultante en développement organisationnel Nathalie Blain, un employé ne devrait pas se sentir obligé de participer aux activités sociales. «Certains sont plus solitaires ou ont des obligations familiales après le travail, explique-t-elle. L’employé doit se sentir assez en confiance pour décliner une participation sans avoir à se justifier.» Toutefois, la spécialiste souligne que la participation – ou la non-participation – en dit long sur le climat de travail. L’employé peut même, en s’excluant, briser certains liens au niveau de l’équipe.

Au bureau montréalais de Lasik MD, la vie sociale au bureau est très valorisée. Plusieurs types d’activités sont ainsi organisés au courant de l’année : soirées jeu vidéo, party d’Halloween, sorties à la cabane à sucre, etc. Mélanie Spinelli, directrice des ressources humaines de l’entreprise, n’y voit que des avantages : «Plus il y a de cohésion, plus les employés sont motivés, plus ils ressentent un sentiment d’appartenance, et plus ils sont productifs!» Elle assure par ailleurs que les employés qui ne participent pas à ces activités ne sont pas perçus négativement. «Certaines personnes ont des contraintes, ou les activités ne les intéressent pas, avoue-t-elle.

Cependant, on ne peut nier le fait qu’un employé actif dans la vie sociale de l’entreprise peut se faire remarquer plus facilement par la direction.»

Afin de ne pas nuire à leur avancement professionnel, la consultante Nathalie Blain suggère aux employés qui ne participent pas aux activités sociales de pallier cette lacune d’une autre manière afin de bâtir un bon réseau. «De toute façon, le bon candidat est celui qui a autant des compétences techniques que relationnelles, et il trouvera le moyen d’interagir avec ses collègues et de démontrer son intérêt envers l’entreprise», avance-t-elle.

Mélanie Spinelli croit tout de même qu’il faut tenter d’encourager ses employés à participer aux activités, notamment en leur demandant de proposer des nouvelles idées ou en effectuant des sondages de satisfaction afin de déterminer ce qui peut causer problème.

Comment réagir à l’exclusion?
La non-participation systématique d’un employé aux activités sociales et son retrait de la vie au bureau devraient inquiéter le gestionnaire responsable. En effet, cela peut être un signe de harcèlement, de timidité ou de malaise. Le patron doit donc se poser des questions pour tenter d’intégrer l’employé exclu. La consultante Nathalie Blain propose quelques pistes de réflexion :

  1. Les activités sociales proposées sont-elles diversifiées? Répondent-elles à différents centres d’intérêt?
  2. Les activités sont-elles organisées à différents moments de la semaine afin d’accommoder les employés ayant des empêchements?
  3. L’employé en retrait a-t-il été personnellement invité à participer aux événements sociaux?
  4. Existe-t-il un conflit entre les employés?

La consolidation d’équipe : un investissement

La vie sociale a un impact direct sur la qualité du travail d’équipe en entreprise, et de plus en plus de conseillers en ressources humaines recommandent d’investir dans les activités dites de «team building» (consolidation d’équipe).

Pour Natalie Bertrand, spécialiste en optimisation du climat de travail, il faut faire une différence entre le but (cohésion de groupe, par exemple) et le moyen (sortie organisée). «Certaines organisations tombent dans le piège en ne sachant pas déterminer leurs besoins», souligne-t-elle. Par exemple, certaines activités peuvent contribuer à aider les employés à définir leur rôle, régler des conflits interpersonnels ou présenter une restructuration d’équipe.

Comme il s’agit d’activités sociales structurées dans le cadre du travail, il y a généralement moins de souplesse quant à la possibilité de s’en exclure : «Il ne s’agit pas ici d’un 5 à 7, souligne Natalie Bertrand. C’est un temps d’arrêt pour se donner une vision commune et se mobiliser autour d’objectifs communs.»

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