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Grand parleur, grand faiseur!

Photo: Métro

Les idées «flétrissent» si on ne fait qu’en parler sans passer à l’action. Que ce soit des idées d’entreprise, de produits ou de quoi que ce soit d’autre, voici quelques stratégies gagnantes pour enfin passer de «parleur» à «faiseur».

Faire ses recherches
Avoir une idée, c’est simple. Mais pour arriver à la réaliser, il faut commencer par être capable de la défendre. Notre idée tient-elle la route? Comble-t-elle un besoin, résout-elle un réel problème? Si nous n’arrivons pas à déterminer nous-même la valeur ajoutée que notre idée apporterait sur le marché ou au travail, personne ne nous suivra; inutile d’y consacrer toutes nos énergies.

Coucher notre idée sur papier
Si on a une idée de produit ou d’entreprise, on doit rapidement la mettre sur papier. Cette étape permet d’abord de structurer nos idées. On repérera ensuite plus facilement ce qui lui manque pour la présenter à d’autres. C’est le moment de jouer à l’avocat du diable : tentons de prévoir tout ce qu’on pourrait reprocher à notre idée: sa faisabilité, ses coûts, sa popularité, sa durabilité, etc.

Mettre notre idée à l’essai
C’est l’étape qui prend le plus de temps, mais elle a le mérite d’être claire: ça passe ou ça casse. Lilian Cuer est le créateur d’une ceinture-outil qui révolutionne le monde du skate. Son idée lui est venue en accumulant les ecchymoses causées par les outils que lui et tout planchiste qui se respecte portent sur eux lorsqu’ils tombent. Lorsqu’il a créé son prototype, il a bien pris soin de vérifier la réaction des «skateurs» sur le terrain et l’adaptabilité de la ceinture à tous les types de planche. Il en va de même si on a une idée d’amélioration de processus au travail: présentons-la pour savoir si elle tient la route. Prenons en note toute la rétroaction reçue pour améliorer notre projet par la suite.

Attention à nos idées
Cette mise à l’essai présente toutefois le risque qu’on se fasse piquer notre idée. Pensons à la breveter s’il y a lieu (et si on en a les moyens), ou trouvons d’autres mesures pour ne pas tout révéler. Par exemple, si on envoie un manuscrit à un éditeur, on peut se l’envoyer à soi-même par la poste en courrier recommandé avec accusé de réception avant de l’envoyer à l’éditeur, à titre de preuve. Et surtout, n’envoyons pas les plans détaillés de notre produit à un potentiel acheteur ou à un client!

Savoir bien s’entourer
Personne ne détient l’ensemble des compétences requises pour mener un projet à terme. Tentons d’obtenir l’appui de personnes stratégiques au sein de notre entreprise qui nous soutiendront lorsque nous déploierons notre projet. Entourons-nous aussi de personnes qui possèdent des compétences complémentaires aux nôtres: elles sauront donner encore plus de crédibilité à notre projet.

Lâcher le morceau
Prenons du recul. Est-ce que nos efforts valent le coup? Lorsque tous les signes montrent que nous faisons fausse route, par exemple une absence de manifestation d’intérêt ou d’investissements, il vaut parfois mieux abandonner le projet avant de perdre des plumes.

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