Christian Horan Le père de James Bond, Ian Flemming, s’est fait construire une villa, GoldenEye, dans le cadre paradisiaque de la Jamaïque.

Plusieurs destinations sont liées à tout jamais à des célébrités.

Pas étonnant que des lieux qui leur ont été chers soient aujourd’hui pris d’assaut par les touristes! Virée architecturale sur les traces de Richard Burton et Elizabeth Taylor à Puerto Vallarta, de Gaudí à Barcelone et de Ian Flemming, le père de James Bond, en Jamaïque.

Oracabessa Bay, Jamaïque : GoldenEye Hotel & Resort
Il était une fois un commandant de la Royal Navy britannique du nom de Ian Lancaster Flemming. En 1942, lors d’une de ses missions, il se rend du côté de la Jamaïque. Coup de foudre. Après la guerre, il décide de faire construire une villa entre lagon et forêt qu’il baptise GoldenEye, du nom d’une mission à laquelle il a participé. C’est dans ce cadre paradisiaque que l’auteur donne naissance au personnage de James Bond. Au fil des ans, il y couche sur papier 12 romans et un recueil de nouvelles mettant en vedette l’agent 007.

Aujourd’hui, GoldenEye est devenu un hôtel de luxe. Il est toujours possible de voir la table de travail du romancier dans la villa qu’il a habitée chaque hiver de 1952 à 1964. D’autres villas – comportant toutes leur propre salle à manger – ont toutefois été ajoutées. Dix-sept cottages attirent les célébrités et autres richissimes hommes d’affaires.

À l’intérieur, la décoration mise sur les essences de bois et la finition traditionnelle. Des touches modernes sont toutefois visibles ici et là. Des stations d’accueil pour iPods sont, par exemple, disposées dans les chambres.

GoldenEye se retrouve régulièrement sur la liste des meilleurs hôtels du monde en raison de son charme, de sa discrétion et de son caractère exclusif.

www.goldeneye.com

Barcelone, Espagne : La Casa Milà (surnommée «La Pedrera»)
Construite de 1906 à 1912 par l’architecte Antoni Gaudí, La Casa Milà est la dernière œuvre civile de l’architecte. Ce qui caractérise cet édifice Art nouveau facilement reconnaissable? Il ne comporte aucune ligne droite. Impossible de tracer de verticale du toit au sol en raison de l’incongruité de la façade.

Comme toujours, Gaudí s’est inspiré de la nature. La façade ondulée rappelle la mer. Les balcons comportent des formes végétales faites de fer. Le mobilier a aussi été créé par l’architecte.

À l’époque, les promoteurs ont refusé de payer l’intégralité du salaire du créateur tant ils ont jugé le bâtiment horrible. Un procès lui a permis de récupérer son dû, qu’il aurait remis à un couvent.

Douce vengeance, La Casa Milà est inscrite comme Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1984 et est aujourd’hui l’un des monuments les plus visités de la capitale catalane. Les touristes peuvent pénétrer dans l’un des appartements et sur les toits. Chaque détail étonne : les sorties d’escaliers, sortes de sculptures hélicoïdales recouvertes de collages de céramique et de marbre, les cheminées qui rappellent des guerriers casqués, les cours peintes… Un lieu onirique!

www.lapedrera.com

Puerto Vallarta, Mexique : Hacienda San Angel et Casa Kimberley
En 1964, quand John Houston entraîne Richard Burton, Ava Gardner, Deborah Kerr et Sue Lyon au Mexique pour le tournage de La nuit de l’iguane, Puerto Vallarta, petit village de pêcheurs, ne fait pas partie des destinations vacances. Ce qui change la donne? La visite d’une certaine Elizabeth Taylor. Déjà mariée à deux reprises, la star vit une idylle avec Burton, lui aussi marié.

Après le tournage, l’acteur fait l’acquisition de deux villas connectées par ce qu’on baptisera «le pont de l’amour». Richard Burton aurait d’abord acquis la Casa Kimberley pour l’offrir à Elizabeth Taylor. Elle l’aurait conservée contre vents, marées, divorces et remariages avant de s’en départir au début des années 1990, après la mort de l’homme qu’elle a épousé à deux reprises.

La deuxième propriété a été offerte par l’acteur à sa femme Suzan en 1977. Cette dernière l’a vendue en 1990 à l’entrepreneure Janice Chaterton, qui en a fait un hôtel-boutique huppé. Les huit chambres de la Hacienda San Angel ont chacune leur personnalité. L’achitecture typiquement mexicaine a été préservée, mais de nombreux ajouts ont été apportés. Il faut voir la vue sur la Baie de Banderas et sur la ville pour comprendre ce qui a charmé Richard Burton et Elizabeth Taylor dans les années 1960.

haciendasanangel.com

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