Getty Images/iStockphoto Les conséquences peuvent être graves pour certaines victimes.

Selon Statistique Canada, 20 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ont été victimes de cyber-intimidation au cours des 5 dernières années. Maryse Peyskens, sexologue et auteure de Tout pour plaire, donne cinq conseils pour les victimes et leurs proches.

1. Sensibiliser au plus tôt
«Bien que les choses commencent à s’améliorer, la cyberintimidation est encore taboue. Par ailleurs, bien des jeunes sont persuadés que ce genre d’histoire n’arrive qu’aux autres. Or, personne n’est à l’abri», insiste la sexologue Maryse Peyskens. Pour ouvrir le dialogue, elle suggère de s’inspirer de cas réels, comme ceux de Rehtaeh Parsons et d’Amanda Todd, deux jeunes Canadiennes qui se sont suicidées après la publication sur l’internet de photos intimes d’elles.

2. Conserver des preuves
Malheureusement, la sensibilisation n’est pas à toute épreuve. Lorsqu’on est victime de cyberintimidation, il est primordial de garder une copie des messages d’intimidation, que ce soit en les enregistrant ou en effectuant une capture d’écran. «Le fait de publier ou de partager les images intimes de quelqu’un sans son accord constitue une infraction criminelle, tout comme le fait de nuire à la réputation d’autrui. Les preuves peuvent aider les autorités à retracer et à traduire l’intimidateur en justice», explique la sexologue.

3. Couper les ponts
Maryse Peyskens conseille vivement, après qu’on a pris soin de conserver des preuves, de s’éloigner autant que possible de la personne qui nous cause du tort. «Si l’agresseur communique avec nous par texto, il est possible de bloquer son numéro. S’il utilise les réseaux sociaux, on peut encore une fois le bloquer», ajoute-t-elle.

4. En parler à un adulte
Certaines victimes de cyber-intimidation n’en garderont aucune séquelle. Mais pour d’autres, les conséquences peuvent être graves : isolement, diminution de l’estime de soi, troubles d’apprentissage, anxiété, dépression et même apparition d’idées suicidaires. Qu’on soit la cible de railleries ou un simple témoin, il faut porter la situation à l’attention d’un adulte de confiance. «Ça ne doit pas être obligatoirement nos parents; on peut aussi en parler à un professeur, à un psychologue, un oncle, une tante…» précise la spécialiste.

5. Soutenir l’intimidateur
La cyberintimidation n’a pas seulement des répercussions sur les victimes. Si des accusations sont portées, l’agresseur peut se retrouver avec un «dossier d’adolescent». Or, de tels antécédents peuvent compromettre d’éventuels projets de voyage ou d’études, et même nuire à une recherche d’emploi. «Il arrive que la situation se retourne contre les intimidateurs et que ceux-ci se retrouvent isolés et ostracisés», souligne la sexologue.

Aussi dans Vivre :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!