À l’approche de la Saint-Valentin, quoi de plus naturel que de parler d’amour, sentiment qui, vous le savez, possède différents visages. Malheureusement, la société n’en reflète souvent qu’une figure restreinte : l’amour hétérosexuel.

Cette fête, aussi commerciale qu’elle puisse être pour certains, semble exclure de nombreuses personnes. Partout, on assène les mêmes messages intemporels à connotation hétérosexuelle : petits guides de survie pour célibataires, liste de cadeaux sexy à se procurer, idées coquines pour soirées torrides, etc. Que cela soit dans les chick flicks (les comédies romantiques ciblant un public essentiellement féminin), les magazines ou à la radio, les publicités exposent systématiquement «le» modèle du couple «normal» (homme + femme = amour). Cette attitude selon laquelle l’hétérosexualité est prise pour la norme, voire la référence mesurant toute expérience sexuelle se nomme hétérosexisme. 

Qu’en est-il des personnes homosexuelles, bisexuelles ou transgenres? Qu’en est-il de l’amitié et de l’amour que peuvent se porter ces personnes? Même en 2012, il n’est pas toujours évident de vivre pleinement son orientation sexuelle sans être victime de préjugés ou d’inégalités. Méconnaissance des réalités homosexuelles? À vous de juger. Reste que l’exclusion est une forme de discrimination.

Parler de diversité sexuelle m’amène à parler d’homophobie. Volontaire ou non (l’hétérosexisme en serait un bon exemple), explicite ou discrète, cette attitude d’hostilité, de rejet, d’infériorisation ou de dévalorisation de l’homosexualité ou de ceux et celles qui sont attirées par des personnes de leur sexe, peut se manifester sous différentes formes. Il peut s’agir d’agressivité, de violence psychologique ou physique,  de termes dénigrants, de propos méprisants, de harcèlement, ou de commentaires stéréotypés.

Pour faire en sorte que l’orientation sexuelle cesse d’être une source de discrimination ou de moquerie, il est essentiel d’arrêter de diviser le monde en «féminin contre masculin», comme en demandant à une femme si elle a un copain plutôt que de lui demander si elle est en couple, ou à l’inverse, en questionnant un homme sur ce qu’il trouve sexy chez une femme. C’est en cessant de classer les gens dans des catégories exclusives qu’on favorise l’émergence et la visibilité de ces minorités sexuelles bien présentes.

La Saint-Valentin devrait être une fête ouverte à toutes les formes d’amour, car les sentiments n’ont pas de sexe!

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