Les groupes en médecine familiale, comme celui formé dans Pointe-aux-Trembles lundi, permettent de faciliter l'accès à un médecin de famille.

La région de Montréal s’est enrichie, lundi, d’un 30e groupe de médecine de famille (GMF). Cette nouvelle ressource permettra d’alléger un petit peu plus le fardeau qui pèse toujours sur les urgences de la métropole, mais le ministère considère qu’il lui faudra encore de trois à cinq ans pour rétablir l’équilibre.

Le Québec compte présentement plus de 230 GMF. L’objectif du gouvernement est d’atteindre la marque de 300 d’ici deux ans. Et Montréal ne sera pas en reste.

«On attend encore quelques nouveaux groupes de médecine familiale, surtout dans l’Est de Montréal, a confirmé Natacha Joncas Boudreau, l’attachée de presse du ministre de la Santé, Yves Bolduc. Les annonces se feront dans un avenir rapproché, au cours des prochains mois.»

L’Est de Montréal a été choisi pour accueillir de nouveaux GMF en raison des problèmes d’engorgement des urgences qui persistent dans ce secteur de la ville, a expliqué Mme Joncas Boudreau.

Bien que la pénurie de médecins de famille soit en train de se résorber dans la région de Montréal, il reste encore du travail à faire, concède le ministère de la Santé.

«La situation à Montréal demeure problématique, a admis Natacha Joncas Boudreau. Le ministre Bolduc estime toutefois que d’ici trois à cinq ans, on aura pratiquement assez de médecins de famille pour tout le monde.»

Le Dr Yves Bolduc a d’ailleurs indiqué au Devoir, au début du mois, qu’il ne manquait plus que 1 000 médecins omnipraticiens sur les 8 000 que Québec estime avoir besoin. Cette amélioration s’explique en partie par l’augmentation des cohortes d’étudiants en médecine depuis 2003.

Les groupes en médecine familiale, tels que celui formé dans Pointe-aux-Trembles lundi, permettent aussi de faciliter l’accès à un médecin de famille.

«Les GMF donnent du soutien infirmier aux médecins, a indiqué Natacha Joncas Boudreau. Cela leur permet de voir davantage de patients puisque les infirmières peuvent prendre en charge certains cas qui auraient autrement nécessité une présence plus longue du médecin.»

Le GMF de Pointe-aux-Trembles profite également de l’informatisation des dossiers, ce qui doit aussi permettre aux médecins de passer davantage de temps avec leurs patients, plutôt qu’à gérer des dossiers.

Québec a choisi de privilégier la formule des GMF, qui constituent des cliniques interdisciplinaires, afin d’améliorer l’accessibilité et la continuité des soins.

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