Une étude montréalaise publiée dans la revue Environmental Health Perspectives et rendue publique mercredi a permis de noter que l’incidence de cancer du sein était nettement supérieure dans les zones où la pollution atmosphérique était plus élevée. Réalisée par des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, de l’Université McGill et de l’Université de Montréal, l’étude a utilisé, pour la première fois, des cartes détaillées de la pollution de l’air.

En ajoutant à ces cartes l’emplacement du domicile des femmes qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein, les chercheurs ont constaté qu’il existait un lien entre le cancer du sein après la ménopause et le dioxyde d’azote (NO2). Le Dr Mark Goldberg a cependant précisé que cela ne signifiait pas que le NO2 causait le cancer.,«Le NO2 est associé à d’autres gaz, particules et composés reliés à la circulation automobile dont certains sont connus comme étant cancérigènes, a-t-il indiqué. Le dioxyde d’azote n’est qu’un marqueur, et non l’agent cancérigène lui-même.»

Les conclusions de l’étude n’en demeurent pas moins révélatrices de l’impact qu’a la pollution atmosphérique sur la santé des femmes. Les chercheurs ont noté que «les femmes vivant dans les zones où la pollution de l’air était la plus élevée étaient près de deux fois plus susceptibles d’être atteintes d’un cancer du sein que celles qui vivaient dans les zones moins polluées». Des études complémentaires seront nécessaires afin d’établir avec certitude le lien qui unit le cancer du sein et la pollution.

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