Getty Images/Wavebreak Media Si les causes de la dyspareunie sont le plus souvent biologiques, le vaginisme, lui, est souvent d’origine psychologique.

La sexualité n’est pas toujours synonyme de jouissance. Dans certains cas, elle rime plutôt avec souffrance. Pourquoi un rapport sexuel devient-il parfois douloureux?

La dyspareunie, du grec dys, difficulté, et pareunie, accouplement, est une difficulté sexuelle très répandue chez les femmes âgées de 18 à 40 ans. Elle se définit par des douleurs survenant durant les relations sexuelles. Il peut s’agir de crampes, d’une sensation de brûlure, d’irritation ou d’échauffement, se situant en périphérie ou plus en profondeur dans le vagin. Ressenties lors de caresses vaginales ou au moment de la pénétration, ces douleurs peuvent perdurer après la relation sexuelle.

Insuffisance de lubrification, infection, séquelles d’interventions chirurgicales ou d’un accouchement, amincissement des parois vaginales postménopause, inflammation, réaction allergique… Les causes de la dyspareunie sont diverses et nombreuses. Bien qu’elles soient le plus souvent biologiques, elles sont parfois liées à une difficulté psychologique. En effet, une expérience sexuelle traumatisante ou des facteurs tels une faible estime de soi, des conflits relationnels, une difficulté à accepter son corps ou une perception négative de la sexualité peuvent contribuer à faire perdurer la condition.

On ne doit pas confondre dyspareunie et vaginisme. Une femme qui souffre de cette dernière affection voit les muscles de son vagin et de son périnée (ensemble de muscles, de ligaments et de membranes situé entre le sexe et l’anus) se contracter et se resserrer de façon automatique, persistante et répétée. Même si, tout comme la dyspareunie, le vaginisme entraîne des douleurs intenses, les contractions sont si importantes qu’elles empêchent toute possibilité de pénétration vaginale (pénis, doigt, jouet sexuel, tampon, spéculum lors d’un examen gynécologique, etc.). Reste que l’excitation et l’orgasme sont possibles si aucune pénétration n’est envisagée.

Le vaginisme est souvent d’origine psychologique. La femme entre dans un cercle vicieux généré par le sentiment de peur; appréhender la douleur déclenche les contractions, qui à leur tour provoquent la douleur, ce qui ne fait qu’augmenter la crainte de la pénétration. Toute stimulation est éventuellement associée à un risque de souffrance. Là aussi, les causes sont variées; mauvaise connaissance de son corps, vision restreinte de la sexualité, culpabilité et mal-être qui y sont liés, traumatismes sexuels, etc.

Si elle n’est pas soignée, la dyspareunie peut résulter en un cas de vaginisme. Les difficultés sexuelles non traitées peuvent également engendrer d’autres problèmes : manque de désir, aversion pour la sexualité, anxiété, faible estime de soi, etc. Il est donc primordial de consulter afin d’éliminer ce qui pourrait se cacher derrière ces conditions.

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