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Comme il s’y était engagé, Facebook a diffusé mercredi des conditions d’utilisation mises à jour, censées expliquer «plus clairement» aux usagers comment sont utilisées leurs données personnelles, au centre d’un scandale dans lequel est empêtré le réseau social.

«Il est important de montrer au gens noir sur blanc comment fonctionnent nos produits, c’est l’une des façons qui permet aux gens de prendre des décisions éclairées à propos de leur vie privée», ont écrit Erin Egan, chargée de la confidentialité chez Facebook, et Ashlie Beringer, responsable juridique adjointe, dans un texte publié sur le site du groupe.

«Nous expliquons les services que nous proposons dans une langue qui est plus facile à lire», ajoutent les deux responsables, à propos de ces «conditions d’utilisation», qui, comme pour d’autres services internet, sont réunies dans de longues pages au jargon juridique rébarbatif.

«Nous ne demandons pas des autorisations supplémentaires de collecter, utiliser ou partager vos données sur Facebook. Nous ne modifions pas non plus le moindre paramètre de confidentialité que vous avez choisi par le passé», est-il encore écrit.

Le réseau social aux plus de deux milliards d’utilisateurs, s’engage notamment à «expliquer toutes les cas dans lesquels nous partageons l’information» avec des «partenaires», comme des applications tierces par exemple.

Il promet aussi d’expliquer «davantage» la façon dont sont ciblées les publicités et rappelle que les messageries WhatsApp et Messenger, ainsi que la plateforme de photos Instagram ou encore la filiale spécialisée dans la réalité virtuelle Oculus font partie de Facebook et qu’à ce titre partagent des données.

Facebook promet aussi de clarifier le fait que, selon les paramètres choisis par l’usager, le groupe peut récupérer les historiques d’appels et de SMS ainsi que les informations sur les contacts présents dans le téléphone.

Les usagers ont une semaine pour donner leur avis sur ces mises à jour.

Facebook s’était la semaine dernière engagé à rendre plus visibles et plus clairs les paramètres de confidentialité. Le groupe est accusé de ne pas avoir bien protégé les données de quelque 50 millions de ses usagers, qui se sont retrouvées –via une application tierce– entre les mains de la firme Cambridge Analytica, qui s’en serait servi à des fins politiques.

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg s’expliquera la semaine prochaine devant des parlementaires américain sur ce sujet ainsi que sur sa réponse tardive aux manipulations politiques russes.

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