C’est aujourd’hui que les
nouvelles politiques de confidentialité de Google prennent leur effet.
Désormais, plutôt que d’avoir des politiques spécifiques pour chacun de
ses services, Google propose une politique unifiée, ce qui soulève l’ire
de l’Europe. La Commission nationale de l’informatique et des libertés
de la France (CNIL) vient tout juste de conclure que cette nouvelle
politique n’était pas conforme aux lois de l’Union européenne.

Pour Google, pourtant, tout semble simple. Plutôt que d’avoir
plusieurs politiques à gérer pour les utilisateurs de ses services, il
n’y en a plus qu’une. De plus, selon le géant du Web, cette nouvelle
politique permet de faire fonctionner plus rondement tous les services
ensemble. Si Google a toujours partagé certaines données entre ses
services, elle était restreinte dans sa capacité à venir puiser dans
l’historique de nos recherches sur son moteur et sur YouTube.

C’est maintenant chose du passé, l’entreprise ayant éliminé ses «inconsistances». Certains services demeurent accessibles sans qu’on s’y
inscrive, mais la plupart seront inaccessibles aux récalcitrants.

Pour l’Agence de protection des données de l’Union européenne, cela
pose problème. Assez pour qu’une enquête soit déclenchée afin de statuer
sur la légalité de cette nouvelle politique. Selon la CNIL, la
transparence de Google quant à la compréhension des données qui sont
collectées, le but de cette collecte et ceux qui y auront accès fait
défaut.

De plus, la possibilité pour Google de collecter des informations
provenant de différents services, notamment des téléphones fonctionnant
sur Android, est problématique. Il deviendrait donc possible pour Google
de cibler les individus et de lui offrir des publicités liées à ses
appels à partir de son téléphone Android.

Comme Google détient 80% des parts de marché des moteurs de
recherche en Europe en plus de 40% du marché mondial de la vidéo et de
la publicité en ligne, la CNIL croit qu’il faut s’inquiéter. La
présidente de la CNIL, Isabelle Falque-Pierrotin, a fait parvenir une lettre à Google pour lui faire part de ses inquiétudes et des démarches qui seront entreprises par l’Union européenne.

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