Une étude menée par des
chercheurs californiens indique que le flux incessant d’informations,
généré par les nouvelles technologies, affecte notre cerveau. Lorsque le
flux d’informations est continu, le cerveau aurait du mal à retenir les
informations.

Dans le but d’expérimenter les bienfaits de
la déconnexion, les cinq neuroscientifiques ont passé trois jours en
pleine nature dans l’Utah à pratiquer des activités de plein air. Leurs
«vacances» avaient pour objectif d’étudier de quelle façon l’utilisation
de la technologie affecte la façon dont les humains se comportent et
réfléchissent. À ce jour, peu d’études se sont penchées sur les effets
d’une intense utilisation de la technologie sur le cerveau.

D’après les chercheurs, «soit la technologie redéfinit la notion de
ce qui est urgent, soit elle instaure un faux sentiment d’urgence
affectant la capacité des gens à se concentrer». Dignes d’être de petits
rats de laboratoire, les chercheurs se sont divisés en deux groupes
avant de commencer leur courte expérience.

Le premier, déjà soucieux de pratiquer la déconnexion technologique
occasionnelle, croit que la technologique crée de l’anxiété et inhibe la
pensée profonde. L’autre groupe, utilisant normalement à souhait ses
gadgets technologiques chaque jour, est d’avis que le sevrage ne lui
apportera strictement rien.

À la fin des trois jours de sevrage technologique, les deux groupes
se sont dit être «plus réfléchis, plus calmes et détendus». Ce bienfait,
ne pouvant être mesuré scientifiquement, pourrait n’être que le
«syndrome du troisième jour», une phase de détente souvent ressentie par
les vacanciers.

Par ailleurs, l’écopsychologie, un concept développé par Peter H. Kahn,
se penche sur l’effet régénérateur de la nature sur le cerveau et sur
le corps. Une étude menée par cette discipline naissante laisse croire
que même un bref séjour dans la nature aurait des effets plus bénéfiques
que de rester enfermé devant un téléviseur, entre les quatre murs
blancs de son appartement.

De retour au bercail, les vieilles habitudes sont réapparues sans se
faire attendre. Or, le court voyage des chercheurs leur a quand même
appris une chose: ils ont compris qu’ils utilisaient la technologie pour
se désennuyer ou pour excuser leur comportement antisocial.

Par exemple, ils ignorent leurs amis ou collègues le temps de
consulter leur courriel sur leur téléphone ou le fait de naviguer sur le
Net en pleine réunion de travail.

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