Métro

L’art est florissant au Vietnam, l’un des derniers États communistes de la planète. Les différentes formes d’arts de la scène – de l’art performance à des installations énormes construites dans des lieux publics – sont en train de remplacer la propagande.

Au début des années 1990, libérée du joug socialiste et nouvellement reconstruite, la ville de Prague est devenue un foyer de l’art.

Actuellement, Hanoï traverse une phase similaire. Le communisme persiste dans sa forme la plus négligeable et bureaucratique, mais derrière les façades coloniales en ruine de la ville, un mouvement artistique d’avant-garde prend forme.

Pendant l’ère communiste, l’art socialiste, qui était propagandiste, était le seul art permis. Les autres œuvres étaient toutes des reproductions impressionnistes et des natures mortes. L’art était réputé bourgeois.

À la fin des années 1990, un mouvement a été lancé par la «bande des cinq», un groupe de diplômés de l’Université des beaux-arts de Hanoï. Ils ont été les premiers à exprimer ce qui était interdit. Dans le contexte international, leurs efforts (des paysages, des natures mortes et des images de la vie traditionnelle) étaient dépourvus d’imagination, mais ils ont été encensés dans le monde entier. C’était un début.

Les œuvres produites 35 ans après la guerre du Vietnam reflètent un sentiment différent : les pressions d’un monde en pleine mutation et les horreurs d’un passé tumultueux.

Les artistes actuels ont l’expérience du monde. Lors d’un récent spectacle, Le Huy Hoang a tenté de tracer une ligne droite avec un stylo rouge. Lorsqu’il déviait, il se donnait un coup de ceinture sur le bras, réduisant ainsi sa capacité à suivre la trajectoire. À la fin, la main avec laquelle il écrivait était meurtrie et contusionnée.

Quant à l’artiste de performance Dao Anh Khanh, il cherche à faire découvrir l’art contemporain aux masses. Récemment, il a conçu une installation appelée Arbre de vie qui combine des structures cylindriques très hautes, des danseurs et un mélange dynamique de peinture, y compris de peinture corporelle, de musique et de performance. L’installation, qui longe la berge du fleuve Rouge sur un kilomètre, a frappé des milliers de personnes.

De plus en plus d’établissements font la promotion de l’art contemporain, des galeries aux cafés, en passant par les hôtels et les bars. L’ancien bar Factory, transformé en galerie bohème de type «l’homme contre la machine» est le plus important d’entre eux. Le nombre d’activités à Hanoï est renversant, d’autant plus qu’il n’y avait virtuellement aucune exposition il y a cinq ans.

De nos jours, des activités ont lieu presque tous les jours, qu’il s’agisse d’expositions de photos dépeignant la vie agricole et autarcique sur une île à demi submergée du fleuve Rouge ou du festival d’arts annuel, lors duquel on expose une multitude d’œuvres traditionnelles et contemporaines sur le pont Long Bien, vieux de 100 ans. Une révolution artistique est en cours.

Conseils rapides

  • Manger
    Le restaurant La Verticale jumelle une cuisine française classique et des ingrédients vietnamiens et propose aussi des plats traditionnels.
  • Dormir
    L’Hôtel de l’Opéra
    , qui propose un regard somptueux et contemporain sur le Vietnam moderne, a fait entrer l’art déco dans le 21e siècle.
  • Visiter
    Il est facile de se perdre dans le dédale des rues du vieux quartier  de la ville, qui réserve des surprises à tout instant. Des boutiques de vêtements et des cafés bordent la place de la cathédrale.

***

Pour découvrir la scène artistique

  • Web
    Pour trouver de l’information à jour sur la scène artistique de Hanoï visiter le site Hanoi Grapevine.
  • Pour un aperçu plus général des arts visiter le site Word Ha Noi


Galeries
Les galeries Bui et Art Vietnam exposent certaines des meilleures œuvres qui soient.

Aussi dans Vacances:

blog comments powered by Disqus