Les amateurs de vin sont comblés. Les amoureux de beaux paysages aussi.

Dans des vallées escarpées, la vigne se mêle aux oliviers. Parmi les érables, frênes, genévriers, figuiers et pins, la lavande sauvage et les bouquets de thym citronné semblent décorer le paysage.

Les régions situées à l’est de la ville de Porto, plus particulièrement la vallée du Douro, profitent d’un climat moins pluvieux et plus doux que les régions plus au nord du Portugal. Un sol schisteux, protégé des vents humides de l’Atlantique par deux chaînes de montagnes (la Serra do Marão et la Serra de Montemuro), et un climat contrasté, aux hivers rudes et aux étés dont les températures peuvent être accablantes, voilà en partie les conditions de départ du célèbre vin de Porto.

À partir du village de Peso da Régua s’étend, sur près de 100 km, une des premières régions d’appellation contrôlée d’Europe, la région du Douro, réglementée dès 1757 sur l’initiative du marquis de Pombal. Sur les 250 000 ha que recouvre cette appellation, seuls 40 000 ha sont plantés de vignes, ces dernières s’étalant le long du Rio Douro et autour de ses affluents.
 
Une route pittoresque

Bien que l’exploration d’une partie de cette région soit possible en bateau ou en train, pour aller à la rencontre des producteurs et admirer leurs jolies quintas (demeures seigneuriales entourées de jardins) blotties entre les vignobles, l’usage d’un véhicule s’avère indispensable. D’autre part, même si la route nationale N108 longe une grande partie du fleuve depuis la ville de Porto, les premiers kilomètres demeurent peu intéressants, car ils traversent des banlieues.

La balade le long du fleuve ne devient vraiment plaisante qu’à partir de Torrão, où on profite d’une agréable vue sur le Rio Tâmega, qui rejoint ici son grand frère. À partir de là, la route nationale se faufile à travers la Serra do Marão en offrant des points de vue sur les vallées escarpées du fleuve, avant de rejoindre Mesão Fria, porte d’entrée de la célèbre région d’appellation contrôlée des vins de Porto.

La découverte de la région vinicole du Douro intéressera avant tout les amateurs de paysages et de beaux points de vue : de jolies vallées encaissées où l’omniprésence de la culture en terrasse façonne les paysages en leur donnant d’étonnants mouvements ondulatoires, que viennent renforcer les méandres prononcés du fleuve. Les impressionnants alignements de vignes sont interrompus par quelques parcelles plantées d’oliviers, d’orangers et même de quelques amandiers, rappelant la flore méditerranéenne.

Visite de quintas

Certaines quintas proposent, en plus des dégustations, le repas et l’hébergement. Toutefois, nombreuses sont celles qui n’ouvrent leurs portes que sur rendez-vous. Les offices de tourisme de Porto distribuent un dépliant de l’Instituto dos Vinhos do Douro e Porto, en collaboration avec les autorités touristiques régionales, intitulé Rota do Vinho do Porto, qui permet de planifier une visite. Cette information est également disponible sur le site internet www.rvp.pt.

À ceux qui désirent explorer le Douro en bateau, plusieurs entreprises basées à Porto proposent divers forfaits pour toutes les bourses. Pour la découverte de la vallée du Douro en train, des trains Inter-Regional partent de la station Campanha, au centre-ville de Porto, pour se diriger d’abord (au cours d’un trajet inintéressant) vers Marco de Canaveses, puis Mosteiro.

C’est à partir de ce dernier village que la ligne de chemin de fer longe le fleuve sur toute sa longueur et offre aux passagers de belles vues sur les vallées environnantes. Il faut compter 3 heures 30 minutes jusqu’à Pocinho, avant-dernière petite ville avant la frontière espagnole.

Montréal – Porto
Les voyageurs québécois peuvent maintenant compter sur une liaison directe entre Montréal et Porto grâce à Air Transat. Il faut compter 6 heures 20 minutes de vol pour parcourir les 5 127 km qui séparent les deux villes.

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