Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Il est facile de constater que les Maple Leafs de Toronto progressent. Mais ils ont encore de la difficulté à gagner à l’étranger, et encore plus face au Canadien de Montréal.

Samedi soir au Centre Bell, le Tricolore a signé un 12e gain consécutif contre ses grands rivaux ontariens, l’emportant par un score de 2-1.

Pour prolonger cette séquence victorieuse, qui a commencé le 1er mars 2014, et mettre fin à une autre de trois défaites, le Canadien a d’abord eu besoin d’une étincelante performance d’Alexander Radulov.

De retour au jeu après avoir manqué deux matchs en raison d’un virus, l’attaquant russe a récolté des mentions d’aide sur les deux buts des siens, ceux de Paul Byron (7e), en première période, et d’Alex Galchenyuk (7e) au tout début du deuxième vingt, en avantage numérique.

Plus tard lors de la période médiane, Radulov a montré qu’il ne ressentait plus aucun effet du virus dont il a été victime lorsqu’il est allé servir une sévère mise en échec à l’endroit de Nazem Kadri, qui venait tout juste de faire de même à l’endroit du défenseur Nathan Beaulieu.

Les ennuis de santé de Radulov ont commencé dimanche dernier, avant le duel contre les Blackhawks de Chicago, auquel il a participé.

«Avant la rencontre, ce n’était pas trop mal mais après, ça s’est détérioré et lundi matin, je me suis rendu à l’hôpital», a raconté Radulov, qui a été choisi première étoile du match.

Ce n’est qu’après l’échauffement, samedi, que le Canadien a confirmé la présence de Radulov. Mais celui-ci savait depuis quelques heures déjà qu’il serait de retour.

«Après le match de vendredi, j’ai reçu un coup de fil me demandant de rencontrer le médecin en matinée. Il m’a examiné et il m’a donné le feu vert.»

Personne au sein de l’équipe ne semblait plus heureux de revoir Radulov que Michel Therrien.

«Ce que j’apprécie de joueurs comme lui, c’est la passion, a noté l’entraîneur-chef du Canadien. On dirait qu’il vient au hockey avec son sac d’équipement sur le dos. Il a toujours du plaisir à venir à l’aréna et il le transmet sur la patinoire et à ses coéquipiers. Il a connu un gros match et son trio aussi», a ajouté Therrien en faisant allusion à Galchenyuk et à Byron.

Shea Weber a aussi fait sa part en obtenant deux aides en plus de bloquer huit tirs. Il a aussi fait sentir sa présence le long des rampes, notamment à l’endroit du jeune William Nylander quelques minutes après que celui-ci eut permis aux Maple Leafs de s’inscrire au tableau, au milieu de la deuxième période.

Vingt-quatre heures après un échec crève-coeur en Caroline, le Canadien a aussi eu besoin d’un Carey Price alerte face à une jeune et talentueuse formation, qui avait marqué six buts lors de chacune de ses deux dernières sorties.

Après une première période où le Canadien a mieux joué, les Maple Leafs se sont graduellement manifestés lors des 40 dernières minutes qu’ils ont dominées 23-15 au chapitre des tirs au but.

«Je ne dirais pas que nous avons joué sur les talons, a affirmé Therrien. Les Leafs sont très, très, très talentueux. C’est la formation qui génère le plus de chances de marquer dans la Ligue nationale. C’est une équipe qui va chercher beaucoup de momentum avec son jeu de puissance.

«Il ne faut pas oublier que nous avons joué hier. J’ai beaucoup aimé notre début de match contre une équipe qui voulait s’imposer non pas avec la rondelle mais physiquement, a-t-il enchaîné. Plusieurs de nos joueurs ont affiché de la robustesse ce soir, des gars comme Weber et Emelin. On avait besoin de jouer avec robustesse contre cette talentueuse équipe.»

Price, qui n’a pas perdu face aux Maple Leafs depuis le 18 janvier 2014, a fait face à 32 tirs, trois de plus que son rival Frederik Andersen.

Il a réalisé l’un de ses meilleurs arrêts du match en deuxième, contre Kadri, et il a eu la vie sauve en troisième période quand Max Pacioretty a récupéré une rondelle libre derrière Price après un tir du défenseur Matt Hunwick en milieu de troisième.

Et Price s’est de nouveau distingué face à Hunwick, sortant la jambière droite à la suite d’un tir peu commode avant de frustrer Auston Matthews avec un peu plus de deux minutes à jouer au temps réglementaire.

«Ils dirigent beaucoup de tirs au but et aiment générer de la circulation devant le filet. Ça semble être la philosophie de (Mike) Babcock. Il s’agit de trouver un moyen de bien voir la rondelle et les gars devant moi ont fait de l’excellent travail», a observé Price.

Après une séquence de sept matchs en 12 soirs, les hommes de Michel Therrien ne reprendront le collier que mardi soir, au Centre Bell, lors de la visite des Sénateurs d’Ottawa et de leur entraîneur-chef Guy Boucher.

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