Cette lettre répond à une autre publiée dans cette page hier.

M. Lagacé a soulevé un très bon point hier en écrivant que beaucoup de personnes ne savent pas comment les leaders du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MESRQ) ont été élus. Les leaders ont été élus il y a plusieurs mois, alors que le MESRQ ne comptait que très peu de membres. Aujourd’hui, la position du Mouvement trouve un écho auprès d’une part grandis-sante de la population étudiante, et ses membres se comptent désormais par milliers. C’est pourquoi le conseil du MESRQ a opté pour une nouvelle élection, afin d’assurer la crédibilité de ses porte-parole, que l’on accuse faussement de s’être autoproclamés.

L’autre point soulevé par M. Lagacé porte sur le nom du Mouvement, qu’il accuse d’être du simple «marketing d’étiquette». Il écrivait, à juste titre, qu’être socialement responsable, «c’est prévoir le rôle de la société, s’engager pour que les structures sociales fonction-nent bien dans l’ensemble». C’est pourtant exactement pourquoi le MESRQ se positionne en faveur de la hausse des frais de scolarité : afin d’assurer un meilleur financement, et donc un meilleur fonctionnement, des universités québécoises afin qu’elles demeurent la fierté du peuple.

Or, on accuse le Mouvement de «renvoyer chaque individu à lui-même», et donc de ne pas faire preuve de responsabilité sociale. Pour le MESRQ, il s’agit d’assurer une équité intergénérationnelle relative aux frais de scolarité, et c’est pourquoi le Mouvement appuie la hausse qui élèvera les frais de scolarité au niveau de 1969, compte tenu de l’inflation.

La responsabilité sociale, c’est aussi s’assurer que chacun fasse sa part pour veiller à la progression et à la rectitude fiscale de l’État. Il est tout à fait irresponsable d’exiger des contribuables québécois, déjà étouffés par des taxes et impôts à n’en plus finir, de payer encore plus pour des étudiants qui, toutes proportions inflationnistes gardées, paient beaucoup moins pour leurs études que les contribuables en question ne l’ont fait.

– Loïc Sanscartier, Étudiant au baccalauréat à l’École de gestion John-Molson

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