
L’équipe du journal Métro passe au peigne fin certaines déclarations des candidats aux élections municipales dans la chronique du Métroscope.
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«Quand j’étais président du comité exécutif de 1998 à 2001, j’ai bouclé tous mes budgets sans augmenter les taxes» –Jean E. Fortier, candidat à la mairie de Montréal pour Coalition Montréal.
Mais dans le cas de Jean E. Fortier, c’est exact, si on évalue les trois budgets qu’il a chapeautés comme bras droit du maire Pierre Bourque. Si les taxes ont augmenté de 0,3% en 1999, elles ont baissé de 0,7% en 2001, ce qui compense.
Soulignons néanmoins que Jean E. Fortier a bénéficié du travail de son prédécesseur aux Finances, Sammy Forcillo, qui a fait le grand ménage entre 1994 et 1997. À tel point que les enfants sont venus manifester à l’hôtel de ville pour dénoncer les coupes dans les camps de jour et les activités sportives.
M. Fortier a en outre profité d’un contexte économique favorable. Le taux de chômage est passé de 11,4% à moins de 8% dans la métropole durant son mandat. Un article de The Gazette daté d’avril 2000 notait d’ailleurs qu’en 1999, la Ville avait engrangé 35M$ de plus que prévu en revenus fonciers.
Bref, des mauvaises langues pourraient aussi dire «qu’il l’a eu facile».
