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Éduquer son enfant à épargner

Valérie R. Carbonneau - Métro

Souvent, les parents ouvrent un compte à leur enfant en bas âge. Objectif : lui montrer à épargner tôt. Il s’agit là d’un système parfait pour amasser des fonds qui serviront ultérieurement pour, par exemple, les études, un trousseau pour le premier appartement ou une mise de fonds pour une première maison. Ainsi, l’enfant accompagne le parent à la banque où on lui montre à réaliser des transactions en déposant l’argent qui provient des allocations, de la fée des dents ou d’un cadeau d’anniversaire de grand-papa.

On recommande de donner à l’enfant le contrôle de ses propres dépenses dès qu’il y a une entrée d’argent régulière. La jeune fille qui aura travaillé comme sauveteur pendant l’été pourra toucher un pourcentage de l’argent déposé dans son compte pour payer ses sorties. En parallèle, on peut instaurer de bonnes habitudes d’épargne en plaçant un pourcentage de chaque paie dans un compte épargne. Ces liquidités payeront cette fois les frais pour un projet parascolaire ou les dépenses du prochain tournoi de volley-ball.

De préférence, on épargne selon un pourcentage et non pas par montant fixe. On augmente ainsi son épargne au prorata de son revenu. Jusqu’à 12 ans, les enfants ne savent pas toujours dissocier besoins et désirs. On a beau pointer du doigt la publicité, encore faut-il agir comme parent quand vient le temps de prendre une décision relative à la consommation.

Sous certaines conditions, les REER et les CELI sont aussi d’excellents outils d’épargne. En cette ère de crédit et de surconsommation, le rôle du parent reste primordial : à lui d’inculquer à l’enfant de ne pas dépenser plus que ce qu’il gagne.  

Dès 1901

L’épargne ne date pas d’hier. Alphonse Desjardins a développé le concept de «l’épargne du sou» dans la région de Lévis, en 1901. Le père du Mouvement Desjardins avait pour but ultime d’encou­ra­ger l’autonomie, la prise en charge et la compétence des jeunes,tout en valorisant la coopération et en sensibilisant les jeunes à l’impo­rtance d’une saine gestion des finances. Six ans plus tard, ce concept de­venait l’ancêtre des premières cais­ses scolaires dans les écoles des environs. Au­jour­d’hui, des di­zaines de milliers de jeunes qué­bé­cois déposent des sous dans plus de 1000 cais­ses scolaires à tra­vers la province.

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