À lire les différents programmes, on est surpris par la similitude des propositions en ce qui concerne les transports en commun de Montréal. «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est pour la vertu.»
La Coalition avenir Québec (CAQ) propose de procéder à la «décongestion routière de la région métropolitaine». Concrètement, elle propose le développement du réseau de trains de banlieue sans préciser quoi que ce soit. Elle propose également des mesures prioritaires pour bus et des voies réservées pour le réseau d’autobus; des systèmes rapides par bus sur les axes en surface à fort achalandage; le prolongement graduel et ciblé du réseau de métro, dans une optique à plus long terme.
Montréal ne voulait pas de la prolongation de l’autoroute 25 vers Laval. Sous le règne du PLQ, le ministère des Transports (MTQ) l’a quand même imposée. Ça été le même scénario avec la réfection de l’échangeur Turcot. Le milieu montréalais demandait une réduction de la capacité automobile de l’échangeur et un transfert vers les transports en commun. Encore une fois, le MTQ nous a imposé son projet. Les libéraux, c’est vrai, ont porté plusieurs initiatives favorisant le transport en commun. Mais, systématiquement, ils ont toujours investi beaucoup, beaucoup plus pour le transport favorisant la voiture solo.
Dans le passé, le PLQ a eu tendance à courtiser sa clientèle du 450 et… à favoriser la voiture. Son programme 2012 comporte cependant un engagement explicite à assurer le prolongement des lignes de métro; c’est là une priorité de la Ville de Montréal. D’après le journaliste François Cardinal, le PQ est le seul parti qui a pris l’engagement formel de doter le futur pont Champlain d’un système autonome de transport en commun.
Québec solidaire propose d’assurer l’accessibilité financière du transport en commun partout et de viser la gratuité dans un horizon de 10 ans.
Quel que soit le parti élu le soir du 4 septembre, il faudra faire preuve de la plus grande vigilance pour que ces promesses deviennent réalité. Il est même probable que la mobilisation citoyenne sera nécessaire pour faire avancer les choses.