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Montréal

Limiter l’auto à longueur d’année

Limiter la place prépondérante qu’occupe l’auto dans nos villes ne doit pas se réduire à restreindre sa présence une journée par an dans un périmètre étroit. C’est ce qu’ont compris plusieurs acteurs, qui agissent à longueur d’année. État des lieux.

Quand l’employeur s’engage
Plusieurs entreprises et insti­tutions montréalaises passent de la parole aux actes quand il s’agit de limiter l’utilisa­tion de l’auto chez leurs employés. L’Office municipal d’ha­bitation de Montréal (OMHM), qui gère les HLM de la ville, est de celles-là.

En 2009, les 295 employés affectés au soin des locataires et des immeubles ont parcouru 1 036 881 km pour des déplacements professionnels, soit 25 fois le tour de la Terre. «Avant, tous avaient l’obligation de prendre leur véhicule personnel pour leurs déplacements professionnels, et on remboursait leurs frais kilométriques au moyen d’une allocation automobile», explique Nicolas Joly, directeur du développement durable pour l’OMHM.

Depuis 2010, en remplace­ment de l’allocation auto­mo­­­bile, l’organisme offre à certains de ses employés volontaires (sauf les employés d’entretien qui transportent du matériel) un cocktail transport. Ce dernier est composé d’une carte de métro annuelle, d’un abonnement à BIXI et de la possibilité d’utiliser des voitures Communauto. Il s’agit de favoriser les modes de transport verts et actifs. Depuis, 23 % des employés ont délaissé l’auto, ce qui a permis de réduire le nombre de kilomètres parcourus par l’OMHM de 15 %.

En matière de déplacements, ces «employés verts» coûtent aussi moins cher à l’organi­sation. Le combo STM-BIXI-Communauto revient en moyenne à 1 207 $ par an et par employé. Pour ceux qui gardent leur véhicule, l’allocation auto varie de 2 476 $ à 3 676 $ an, selon qu’ils tra­vail­lent ou non au centre-ville, où le stationnement est plus cher.

Du côté des entreprises
Plusieurs entreprises font aussi office de bons élèves.

«Voler» des places à l’automobile
Comme dans près de 200 villes du monde, plusieurs Mont-­­­réalais «occuperont» aujour­d’hui une quaran­taine de places de station­nement, his­toire de dénoncer certains privilè­ges réservés aux automobilistes. «C’est un peu une aberration que les bords de rue, qui appartiennent au domaine public, servent uniquement à des fins d’entreposage d’autos et que tout autre usage soit interdit», lance Daniel Bouchard, qui coordonne l’événement au Conseil régional de l’environnement de Montréal. L’organisme prépare un guide à l’usage des décideurs pour qu’ils revoient leurs pratiques en matière de stationnement.

Au cours du Park(ing) Day, les places de stationnement occupées hébergeront une miniplage avec du sable et des parasols, un cinéma en plein air et même une bibliothèque suspendue. Les activis­tes veulent aussi rappeler que les coûts liés à une place de stationnement ne sont pas anodins (environ 3 000 $ par an au centre-ville de Montréal) et que les automobilistes n’en paient pas le juste prix.

Ils veulent aussi souligner que les places offertes dans les stationnements prévus à cette fin sont généralement sous-utilisées, alors que celles situées dans la rue sont encombrées. Une meil­leure gestion de l’offre permettrait de dégager de l’espace public pour d’autres utilisations, selon eux.

En ville sans ma voiture

Voici quelques suggestions d’activités qui ont lieu dans le cadre d’En ville sans ma voiture, qui commence aujourd’hui :

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