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Environnement

La Ville octroie 10 M$ pour les quartiers verts

La Ville a confirmé mardi qu’elle dépenserait au moins 10M$ pour aménager huit et possiblement neufs quartiers verts d’ici 2015. Mais qu’est-ce au juste un quartier vert et comment s’y prend-on pour en implanter un dans son quartier? Voici un aperçu en trois étapes.

Repartager la rue
Dans Notre-Dame-de-Grâce, une des propositions sur la table consiste à retrancher deux voies sur six sur la rue Sherbrooke au niveau du parc NDG. Elles seraient utilisées pour réaliser une voie réservée aux autobus et un terre-plein central fleuri et boisé. En coupant ainsi la rue et en y ajoutant des passages à piétons colorés et surélevés ainsi que des feux avec décompte, «on facilite la vie des piétons, on réduit les accidents et on diminue les îlots de chaleur causés par le bitume», explique Marie-Hélène Armand, qui a piloté plusieurs démarches de Quartiers verts pour le compte du Centre d’écologie urbaine de Montréal. De plus, en favorisant l’installation de terrasses sur les trottoirs, on crée aussi une animation dans le quartier. Animation si chère à l’architecte danois Jan Gehl, pour qui l’humain, et non plus l’automobile, doit désormais être au centre des préoccupations d’urbanisme.

Intégrer la gamme des idées progressistes

Si la place Valois ne fait partie d’aucun quartier vert, son aménagement fait figure de modèle. L’ancienne friche ferroviaire du quartier Hochelaga a été transformée en place publique avec succès. Elle est encadrée par un bâti de qualité, où la mixité sociale n’est pas qu’une illusion, et par des commerces uniques (restaurant Le Valois, Bistro, boulangerie Arhoma) et un verdissement de qualité. Le tout permet de créer un lieu où les citoyens ne font pas que passer. Parmi les autres concepts qui commencent à se développer, citons l’agriculture urbaine de rue. Dans la foulée des bosquets de l’UQAM, contenant notamment des salades et des fraises, la Maison d’Aurore, un organisme du Plateau, veut créer plein de mini-potagers publics en disséminant des bacs dans les rues et ruelles de l’arrondissement. Si ces derniers étaient entretenus par des citoyens, la production serait accessible aux passants dans un esprit de partage.

Concerter pour bonifier

Si plusieurs arrondissement adoptent l’approche, seul huit quartiers ont cependant le label vert. «Dans un quartier vert, il y a comme une communauté de corps qui se crée entre élus, institutions, organismes et citoyens», explique Josée Duplessis, responsable de l’environnement à la Ville. Et d’après Louise Harel, chef de Vision Montréal, les citoyens sont prêts à embarquer. «Le soir de la première consultation de quartier vert dans Mercier-Est, il y a eu 250 personnes», se rappelle t-elle. «Avant, la direction des transports de la Ville avait la tentation d’aménager toute seule; là tous les services sont concernés et doivent consulter les citoyens». La réalisation concrète d’un quartier vert est un processus qui s’étale sur une vingtaine d’année, a rappelé le responsable des transports à la Ville, Réal Ménard.

S’informer

Afin de pousser la réflexion, deux activités à suivre  cette semaine.

 

Des mesures payantes

La sécurisation des rues, la limitation de la vitesse à 40km/h, et les mesures de rétorsion (radars, interdiction du cellulaire…) ont eu des résultats entre 2005 et 2012 à Montréal selon les données du SPVM.

-Les collisions mortelles sont passées de 54 à 33

-Le nombre de blessés graves a été réduit de 401 à 223

-Les collisions avec blessés légers est passé de 7015 à 5095

-Les collisions avec dommages matériels ont diminué de 29836 à 26917

 

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