Si la Ville de Montréal traîne un peu en ce qui concerne le compostage des déchets de table, bon nombre d’initiatives voient le jour du côté des citoyens et des commerces. La plus récente? Des ateliers de compostage se tiendront dans deux marchés Montréalais, ce week-end, histoire notamment de tordre le cou à certains préjugés.
Le plus tenace d’entre eux, c’est l’odeur. «Le compost c’est facile et bien géré, ça ne sent rien et ça n’attire pas de mouches», rétorque Jean Gagnon-Doré, écoconseiller pour la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal. C’est pour sensibiliser la population que ces deux marchés présenteront des ateliers gratuits de compostage ce week-end. Il s’agit du marché Jean-Talon samedi et du marché Atwater dimanche.
Réduire de 40 % son sac-poubelle
Il s’agit de montrer que l’on peut réduire de 40 % la taille de son sac-poubelle en compostant ses pelures de fruits et de légumes, ses filtres à café, ses coquilles d’Å“ufs et ses feuilles mortes. Des conseils et des échantillons de compost seront donnés aux curieux. En plus de fournir un bon terreau pour les plantes vertes, le compostage diminue les quantités enfouies dans les décharges, un sujet d’actualité pour les Montréalais dont les principaux dépotoirs seront bientôt remplis.
Toutefois, le compostage permanent dans les marchés montréalais n’est pas pour tout de suite, contrairement à ce qui se fait dans les marchés de la ville de Québec qui a déjà pris cette voie. «On va d’abord évaluer la quantité de déchets compostables. Dans une optique de développement durable, il faut aussi mesurer le degré de volonté des commerçants et des autorités locales avant de se lancer», conclut M. Gagnon-Doré.
Pour plus d’informations sur le compostage, consultez le livre Tout sur le compost, écrit par Lili Michaud et publié aux éditions MultiMondes, ou le site internet de la Société environnementale de Rosemont, www.soder.qc.ca.