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Montréal

Louise Harel veut une Ville à une vitesse

Nouvellement nommée chef du parti Vision Montréal, Louise Harel a clarifié sa position sur la gouvernance de la métropole, hier, en marge du cinquième Sommet citoyen de Montréal.

Mme Harel a indiqué ne pas chercher à revoir de fond en comble la structure de Montréal, mais a indiqué souhaiter une Ville à une vitesse qui servirait équitablement tous ses citoyens.

«Ce n’est pas normal que des citoyens voient un côté de leur rue déneigé lorsqu’il tombe 5 cm de neige et qu’ils doivent attendre qu’il en tombe 15 cm pour que l’autre côté soit déneigé, a-t-elle indiqué à titre d’exemple. Certaines compétences doivent relever de la ville centre pour assurer une vision d’ensemble.»

L’ancienne ministre des Affaires municipales a réitéré son intention de demander un examen indépendant et non partisan de la gouvernance de Montréal advenant son élection le 1er novembre prochain.

Des progrès, mais…

Le maire Gérald Tremblay a rappelé que son administration avait fait des représentations auprès du gouvernement du Québec afin de corriger certains aspects de la gouvernance de Montréal.

«La loi 22 a fait en sorte que le centre-ville relève du maire de Montréal, a-t-il illustré. L’administration municipale peut aussi intervenir dans des enjeux stratégiques. Nous estimons avoir posé plusieurs gestes avec le temps et avoir apporté des changements importants [à la structure de Montréal].»

M. Tremblay a toutefois admis que tout n’était pas encore réglé.

«La structure de Montréal est évolutive, a-t-il expliqué. Tout n’est pas parfait. Il y a sûrement d’autres améliorations qui peuvent être apportées et nous le ferons lorsque le moment sera opportun. Mais pour l’instant, je ne pense pas qu’un débat sur la gouvernance soit la priorité.» Selon le maire, la création d’emplois, le développement économique de Montréal et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens de la métropole sont plus chers aux yeux des Montréalais.

Gérald Tremblay a d’ailleurs insisté sur l’importance de mener une campagne électorale rassembleuse dans laquelle tous les Montréalais pourraient se reconnaître.

Bilinguisme nécessaire?

La question du bilinguisme est revenue sur la table hier. 

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