Après une chaude lutte, l’ancienne députée péquiste n’a pas réussi à voler le pouvoir au maire sortant Gérald Tremblay. Après sept victoires électorales consécutives au niveau provincial, Louise Harel a donc vécu sa première défaite en politique hier soir.
Malgré une déception palpable, l’ancienne députée de Hochelaga-Maisonneuve a toutefois interprété les résultats serrés du vote comme le début de la lutte pour des changements.
Mme Harel sera tout de même au rendez-vous à l’Hôtel de Ville malgré cette défaite. «Nous allons nous retrouver à l’Hôtel de Ville pour que Montréal reprenne sa place dans le monde», a affirmé hier soir la chef de Vision Montréal devant une foule de partisans.
Une candidate de taille, mais une campagne difficile
Femme bien connue en politique québécoise, Mme Harel avait changé le visage de la course à la mairie en faisant son entrée dans le monde municipal sous la bannière de Vision Montréal, dont l’ancien chef, Benoit Labonté, lui avait donné les rênes. Gérald Tremblay venait de se trouver une adversaire de taille, à qui la faveur des souverainistes était quasi gagnée d’avance.
La campagne électorale de Louise Harel n’aura toutefois pas été de tout repos. Elle a dû demander la démission de son bras droit, Benoit Labonté, lorsque, entre autres, les relations de celui-ci avec l’homme d’affaires Tony Accurso ont été révélées. Les difficultés de Louise Harel avec la langue de Shakespeare lui auront aussi causé quelques maux de tête.
Et ensuite?
La loi prévoit un délai minimal de quatre jours avant de promulguer les résultats
officiels. Pendant ce délai, il est en autres possible de demander un recomptage judiciaire, notamment en cas d’éventuelles irrégularités ou si les résultats sont très serrés.
La cérémonie d’assermentation des élus est prévue le 12 novembre, et celle du prochain conseil de ville, le 23. Le maire devra ensuite nommer les membres de son comité exécutif (l’équivalent du gouvernement au niveau municipal). Il faudra aussi préparer le budget de la ville pour décembre.