Le maire sortant et chef d’Union Montréal, Gérald Tremblay, a présenté hier ses engagements en matière de développement économique.
Cette annonce, qui avait plus l’apparence d’un rappel des faits que d’une surprise, a permis au maire de remettre en lumière les quatre projets phares lancés par son administration.
Ainsi, la complétion des phases 2, 3 et 4 du Quartier des spectacles, le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, la transformation du secteur des Muséums nature et la participation au chantier de Montréal Technopole, qui inclut la construction de trois hôpitaux universitaires et le développement de la gare de triage Outremont, figurent toujours au programme de l’équipe de Gérald Tremblay.
Union Montréal a aussi proposé de renouveler le fonds d’investissement, doté d’une enveloppe de 180 M$ pour trois ans, afin de mener à terme ces projets.
Interrogé sur le peu de nouveauté apporté par ses engagements, Gérald Tremblay a expliqué qu’il ne souhaitait pas faire de promesses qui ne verront pas le jour.
«Les grands projets que je propose sont très réalistes et peuvent aller de l’avant dès 2010, a-t-il assuré. C’est d’ailleurs ce pour quoi je veux un troisième mandat, pour en accélérer la réalisation.»
Hausse de taxes à prévoir
À l’inverse de la chef de Vision Montréal, Louise Harel, Gérald Tremblay a refusé de promettre un gel des taxes municipales pour l’année 2010.
«Considérant la conjoncture économique, les taux d’intérêt imprévisibles et la baisse de revenus appréhendée, il est totalement irresponsable de promettre un gel de taxes pour 2010», a-t-il affirmé.
Le chef d’Union Montréal n’a pas voulu préciser hier la hausse à laquelle les Montréalais pouvaient s’attendre. L’hypothèse d’une augmentation de même niveau que l’inflation a toutefois été avancé.
De son côté, Vision Montréal ne s’est pas fait prier pour critiquer la gestion du maire sortant.
«Il est très étonnant que le maire sortant parle de situation précaire de la Ville et de responsabilités à assumer, a indiqué le chef de l’opposition Benoit Labonté. Venant d’une équipe qui a coupé des millions dans les services, qui a fermé les yeux sur un contrat de 600 M$, qui a payé l’incompétence par des primes de départ de près de 500 000 $ et qui veut maintenant taxer davantage les citoyens pour corriger sa mauvaise gestion, ce n’est vraiment pas crédible!»
Gérald Tremblay a pour sa part pressé Louise Harel de préciser comment elle entend couper près de 300 M$ dans le budget de la Ville afin de respecter sa promesse advenant son élection.