Vision Montréal exhorte l’administration du maire Gérald Tremblay à instaurer rapidement des péages montréalais pour financer le Plan de transport.
«Le temps d’agir est arrivé, sinon ça augmente le désarroi et le cynisme des Montréalais, qui voient les élus faire semblant de bouger», a lancé cet avant-midi la chef de l’Opposition officielle, Louise Harel, à la veille du dépôt du budget de la Ville de Montréal.
L’ex-députée péquiste s’attend à ce que le maire Tremblay profite dans le prochain exercice financier du pouvoir de taxer qui lui a été conféré par Québec en installant des postes de péage. «À moins qu’on nous dise que le gouvernement du Québec entend confier à la Communauté métropolitaine de Montréal ce pouvoir de [mettre sur pied] des péages métropolitains», a précisé Mme Harel.
L’installation de péages va de paire, selon la chef de l’Opposition, avec l’objectif que s’est donné la Ville de Montréal de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici 2020, selon le niveau de 1990.
Des hausses raisonnables
Vision Montréal considère également qu’une hausse raisonnable de l’impôt foncier est égale à l’inflation, soit de 0,5% pour la dernière année.
«Il nous faut garder toute la marge de manÅ“uvre pour stimuler l’économie, l’emploi et le développement en général de la Ville de Montréal», a dit le conseiller de ville de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, Pierre Lampron.
Le quotidien La Presse rapportait que le prochain budget de la Ville de Montréal comprendrait une hausse moyenne des taxes foncières de l’ordre de 6%.
M. Lampron a soulevé la nécessité de gérer de façon beaucoup plus rigoureuse les dépenses de la Ville, notamment en ce qui concerne les contrats des services professionnels confiés au secteur privé.
L’Opposition s’est aussi questionné sur le gel de la taxe du Fonds de l’eau et la suspension de la taxe du Fonds de la voirie, ce qui prive Montréal de 36 M$ en revenus.