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Montréal

Une année à oublier pour Montréal

L’année 2009 n’aura pas été de tout repos pour la Ville de Montréal. Plusieurs scandales et enquêtes ont touché directement l’Hôtel de Ville. Le maire, Gérald Tremblay, et son équipe ont d’ailleurs eu fort à faire pendant la dernière campagne électorale pour retrouver la confiance des Montréalais. Le pari a été en partie remporté avec la réélection de M. Tremblay et d’une majorité de ses candidats. Les deux partis de l’opposition ne se gênent toutefois pas pour rappeler au maire que près des deux tiers des citoyens n’ont pas voté pour lui. Bref rappel des événements marquants de 2009 sur la scène municipale.

Benoit Labonté est parvenu, au cours de la dernière année, à mettre dans l’embarras sa successeure à la tête de Vision Montréal, Louise Harel, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et la majorité des partis politiques de la province.

Comment? En disant tout haut ce que plusieurs disaient tout bas depuis des années : que le financement occulte des partis politiques est loin d’être une fiction.

Dans le cas de Gérald Tremblay, les différends avec Benoit Labonté remontent à 2007. Le 17 septembre, Benoit Labonté, qui avait été élu maire de Ville-Marie sous la bannière d’Union Montréal, claque la porte pour siéger comme indépendant.

Plus tard, le 25 mai 2008, Benoit Labonté remporte la course à la chefferie de Vision Montréal. Son arrivée est suivie de quatre départs importants (ceux du directeur général de Vision Montréal et du chef de cabinet de Benoit Labonté notamment). Puis, l’année 2009 arrive.

En 2009, trois importantes enquêtes policières concernant la Ville de Montréal ont été ouvertes. En ajoutant les deux années précédentes, le total des enquêtes grimpe à six, «du jamais vu», selon la chef de l’opposition officielle, Louise Harel.

Auparavant…

En 2006, l’administration du maire Gérald Tremblay recommande à la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) et à la Société de développement de Montréal (SDM), des sociétés paramunicipales, de fusionner. Cela est fait en mai de la même année sans qu’aucune irrégularité ne soit relevée par le ministère des Affaires municipales.

En août 2008, le vérificateur général de la Ville de Montréal, Michel Doyon, annonce une vérification portant sur la gestion des projets de la SHDM. Ses conclusions mènent à la suspension, puis au congédiement du directeur général de la Société, Martial Fillion, et au gel de toutes les transactions de la SHDM.

Michel Doyon décide alors de pousser son enquête plus loin et vérifie les transactions qui
ont mené, depuis janvier 2007, à des cessions d’immeubles.

L’année 2009 aura été celle des compteurs d’eau. Le contrat de 356 M$ – le plus important à avoir jamais été accordé par la Ville – a été attribué au consortium GÉNIeau le 21 septembre 2007.

Depuis, il a fait couler beaucoup d’encre. Les choses ont réellement commencé à se gâter pour GÉNIeau, un consortium formé des firmes Dessau et Simard-Beaudry (firme dirigée par le controversé homme d’affaires Tony Accurso), lorsqu’une enquête de La Presse a révélé que l’ancien président du comité exécutif de Montréal, Frank Zampino, avait séjourné sur le bateau de M. Accurso alors que les procédures d’attribution du contrat étaient en cours.

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