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Montréal

Montréal, métropole agricole

C’est peu connu, mais Montréal fait l’envie de plusieurs métropoles, qui viennent ici s’inspirer de son programme de jardins communautaires. Voilà ce qu’on apprend en suivant Ismaël Hautecoeur, architecte paysagiste, qui propose des randonnées guidées très prisées sur l’agriculture urbaine.

École de design de l’UQAM
Sur la terrasse du toit, une soixantaine de bacs grignotent l’espace bétonné. Dans ce jardin collectif poussent laitues, fraises, haricots, choux, cerises de terre, tomates et concombres qui sont répartis entre la demi-douzaine de participants qui entretiennent l’endroit. L’UQAM y gagne un endroit bien plus convivial, et les participants y trouvent de quoi se nourrir.

Habitations Jeanne Mance Sur le bord du boulevard de Maisonneuve se trouve l’un des jardins communautaires les plus exotiques de Montréal. Les jardins communautaires, contrairement aux jardins collectifs, sont la propriété des arrondissements. Il en reste une centaine à Montréal, mais leur nombre décroit à cause, notamment, de l’appétit des promoteurs immobiliers et de la contamination des sols. Ces jardins représentent cependant de véritables réserves biologiques.

«Ces jardins, en plus de permettre l’accès à des produits de qualité à un faible coût, ont des vertus en termes de santé physique (exercice) et mentale, car ils permettent de rapprocher les gens», indique Sophie Malavoy, directrice du CÅ“ur des sciences de l’UQAM, le centre culturel scientifique qui organise la visite.

Complexe des sciences, avenue du Président-Kennedy
Dans les bosquets à l’arrière, pas de fleurs ou de buissons, mais plutôt des tomates, des aubergines et des cerises de terre, fruits de l’abnégation du CRAPAUD (Collectif sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable). À l’image de l’immense jardin de l’Université McGill, qui donne sa récolte au Santropol Roulant, la récolte du CRAPAUD est offerte à l’Église au toit rouge, qui sert des repas aux itinérants et au CPE tout proche.

Ce groupe de recherche qui offre un cours sur l’agriculture urbaine fait aussi du lobbyisme auprès des élus municipaux. «On demande une consultation publique sur l’avenir de l’agriculture urbaine à Montréal pour traiter des différents enjeux liés à son développement», indique Jean-Pierre Vermet. Si Rosemont envisage le retour de la poule pondeuse et si le Plateau-Mont-Royal est favorable à l’installation de ruches, la ville manque de vision dans ce domaine, estiment plusieurs intervenants.

Que pourrait-on faire de plus à Montréal?
Les trois principaux partis municipaux sont invités à débattre dans le cadre du colloque Terre en ville : Cultiver une ville verte et nourricière. Que pourrait-on faire de plus à Montréal?

Jocelyn Ann Campell
Union Montréal

«Il faut appuyer les acteurs de l’agriculture urbaine, que ce soit les jardins communautaires, les citoyens qui jardinent ou les promoteurs qui ont des projets. Il faut aussi continuer de documenter la question des toits verts pour voir ce qui est faisable à Montréal et comment.»

François Croteau
Vision Montréal

«Dans Rosemont-La Petite-Patrie, tout nouveau projet devra comprendre 20 % d’espace de verdissement, et aucune nouvelle toiture en bitume ne sera tolérée, même dans le cadre de rénovations. Aucun nouveau projet de stationnement en revêtement imperméable ne sera en outre autorisé.»

Richard Ryan
Projet Montréal

«En élargissant les fosses d’arbres sur le Plateau-Mont-Royal, on voit désormais apparaître
des plantations de légumes dans les carrés d’arbres. On a aussi un projet d’installation de ruches dans un jardin de l’arrondissement. Celui-ci se ferait en partenariat avec l’Union paysanne.»

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