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Montréal

Muséums nature: un appel à la mobilisation est lancé

Les environs du Biodôme seront méconnaissables à compter du 22 janvier alors que plus de 1 000 sapins créeront la première Forêt éphémère. Cet événement, imaginé par l’équipe des Muséums nature de Montréal, doit servir d’assise à une mobilisation populaire qui, à terme, devrait mener à d’importants changements de comportement. «Il faut aller plus loin que ce qui se fait déjà, a lancé le directeur général des Mu­séums nature, Charles-Mathieu Brunelle. Il faut inviter les gens à agir et à le faire avec plaisir. Il n’est plus question d’être cynique, il faut une mobilisation populaire. Tout le monde est pour ou contre quelque chose. Maintenant, il faut agir.»

La première étape consistera en la conception d’une Forêt éphémère faite de sapins de Noël naturels délaissés après la période des Fêtes. L’arrondissement Mercier-Hochelaga Maisonneuve s’est déjà engagé à ramasser les sapins laissés sur le trottoir et à les livrer sur l’Esplanade des Muséums nature, voisine du Biodôme. Des discussions sont en cours avec l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie afin d’en venir à une entente similaire. Les Montréalais des autres arrondissements pourront aussi amener, par leur pro­pre moyen, leur sapin jus­qu’à l’Esplanade.

Le 22 janvier, les sapins recueillis seront disposés et les personnes présentes pourront leur accoler un souhait pour la planète. La forêt survivra jusqu’au 7 mars. Les sapins seront ensuite réduits en paillis, qui sera distribué aux Montréalais. «Par cette activité ludique, nous voulons offrir aux gens une façon amusante de regarder le cycle de vie des arbres, de voir la forêt autrement et d’assurer une deuxième vie aux sapins, a expliqué M. Brunelle. Il s’agit de premiers gestes de mobilisation.»

Car le rêve de Charles-Mathieu Brunelle est plus grand. L’Esplanade des Muséums nature, une gran­de place publique qui relie les quatre Muséums nature, deviendra, en 2013, un Espa-ce de vie que les Montréalais seront appelés à co-créer. «L’idée n’est pas d’offrir du divertissement, a précisé M. Brunelle. Ce ne sera pas la Place des festivals. Les gens devront participer. L’Esplanade fera l’objet de gestes progressifs. Chaque année, des éléments apparaîtront. L’idée, c’est d’amener les gens à réfléchir à leurs comportements et de les faire tranquillement changer d’habitudes.»

Les concepts finaux n’ont pas encore été adoptés, mais Charles-Mathieu Brunelle ne manque pas d’idée et évoque notamment la création de jardins communautaires, l’aménagement d’une glissoire sur le toit du nouveau Planétarium et la présence de traîneaux à chien. «Les gestes qui doivent être posés méritent une mobilisation populaire, a-t-il ajouté. Il y a une certaine forme d’urgence. À l’heure qu’il est, c’est important que les changements s’opèrent promptement. Pour ce faire, les gens devront avoir du plaisir rapidement.»

Projets et échéanciers
Les Muséums ont de nombreux projets.

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