Montréal

Les punaises de lit dans la mire de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal déclare la guerre aux punaises de lit. Avec la Direction de la santé publique (DSP), elle dévoilé jeudi un plan d’action régional pour freiner la propagation de ces insectes désagréables dans les immeubles résidentiels de la métropole.

«La problématique des punaises de lit est en émergence et elle appelle à des solutions complexes, qui demandent des efforts intensifs et coordonnés», a indiqué le directeur de la santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, le Dr Richard Lessard.

En 2010, près de 2,7% des ménages montréalais ont fait la découverte de punaises de lit dans leur logement, ce qui représente environ 40 000 citoyens, selon la DSP de Montréal.

«C’est seulement la pointe de l’iceberg», croit le spécialiste en gestion parasitaire, Harold Leavy. Selon lui, la honte éprouvée par les locateurs ou les propriétaires qui découvrent des punaises de lit les incitent à garder le silence. La propagation de ces insectes nuisibles toucherait au-delà de 10% des logements montréalais, a évalué M. Leavy.

Le plan d’action régional n’est pas assorti d’un budget spécial. Le responsable de l’habitation de Montréal, Michael Applebaum, a indiqué que le budget régulier de la Ville sera suffisant.

Les comités de logement n’y croient pas. «Si on n’ajoute pas d’argent, on ne peut pas agir rapidement», a dit la porte-parole du Regroupement des comités de logement et associations de locataires du Québec, France Émond. Elle déplore le manque actuel d’inspecteurs municipaux dans les arrondissements pour juger de la salubrité des logements et le fait qu’il soit difficile d’obtenir des dépliants pour informer les locataires et les propriétaires sur la problématique des punaises de lit.

Comme les comités de logements, le conseiller municipal du Plateau-Mont-Royal, Carl Boileau, croit qu’il faut reconnaître les vrais exterminateurs des faux et uniformiser les techniques d’interventions pour enrayer les punaises de lit. «Il y a de plus en plus de personnes qui s’improvisent comme des professionnels et qui font n’importe quoi», a-t-il dit.

La DSP veut d’ailleurs demander au ministère de l’Environnement la création d’une certification spécifique aux punaises de lit.

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