Les quelque 800 logements que comptent les Habitations Jeanne-Mance seront rénovés à compter de l’année prochaine. Entre temps, des travaux d’amélioration des aménagements paysagers et de réaménagement des façades et des halls d’entrée du plus imposant complexe de logements sociaux du Québec seront complétés. D’ici la fin de l’année, 32 M$ auront été investis.
Dès cet été, les façades des maisons de ville seront embellies. La rénovation des logements, principalement concentrés dans les tours d’habitation, suivra en 2012, à raison d’une centaine d’unités par année. Les locataires des unités touchées seront relocalisés pendant la durée des travaux. L’enveloppe qui sera consacrée à cet important projet n’a pas encore été attribuée, selon une porte-parole de la Ville de Montréal.
Le maire Gérald Tremblay ne s’est pas montré inquiet par la perspective de devoir relocaliser près de 1 700 résidants au cours des prochaines années, rappelant qu’un travail semblable avait été entrepris à la Place L’Acadie, en 2009. Quelque165 ménages avaient alors dû être relocalisés. Une indemnité équivalant à trois mois de loyer ainsi qu’une indemnité pour le déménagement leur avaient versées.
Avant de s’attaquer aux immeubles à logement, la Ville et la Société canadienne d’hypothèque et de logement, qui se partagent la propriété des Habitations Jeanne-Mance, ont réalisé plusieurs travaux au cours des deux dernières années afin de transformer l’environnement de ce qui était autrefois connu comme le «plan Dozois».
Un nouveau mini-terrain de soccer a ainsi fait son apparition, des nouveaux jeux d’eau ont été installés, un terrain de pétanque a été aménagé et des mosaïques et des murales ont été réalisées. Une œuvre d’art sera aussi intégrée au parc Toussaint-Louverture, à l’automne 2012.
L’Éco-quartier Saint-Jacques s’est quant à lui attaquer à un stationnement du complexe, en 2010. L’espace a été réaménagé, ce qui a eu pour effet d’éliminer une vingtaine de places de stationnement au profit d’arbres et de végétaux. Quatre autres stationnements subiront le même sort d’ici la fin de l’année.
Le nouveau visage qu’auront à terme les Habitations Jeanne-Mance démontrera, selon le maire Tremblay, la pertinence et la réussite du complexe, que plusieurs ont critiqué au fil des ans.
«On a souvent dit qu’on avait ghettoïsé des gens et qu’on avait mis, au coeur de Montréal, des gens qui vivent de l’exclusion. Le défi a été de changer cette perception», a-t-il affirmé.