Le Québec a battu un record l’année dernière en termes de flux migratoires, selon des données de Statistique Canada publiées mercredi.
Non seulement le solde de migration interprovinciale a été l’un des moins mauvais des 20 dernières années (-3 244), mais le Québec n’a jamais accueilli autant d’immigrants (53 981). Cela dit, déploie-t-on pour autant des moyens suffisants pour intégrer les nouveaux arrivants?
Métro s’est entretenu avec Adriana Diaz-Berrio, qui pilotera le 8 octobre un forum ouvert sur l’amélioration de l’intégration des immigrants au Québec.
Qu’est-ce qu’un forum ouvert?
C’est une formule basée sur quatre principes. Par exemple, tout le monde est égal, et l’agenda n’est pas préétabli. Il n’y a pas de durée prédéterminée et les participants ont le choix de prendre part à différentes conversations. Le forum pourrait aborder des questions aussi variées que les stratégies pour décrocher un emploi dans son domaine, le rôle de la femme dans l’intégration, le deuil du pays quitté. Tout ça de façon démocratique et participative.
Qu’est-ce qu’il faut pour réussir son intégration?
Ça prend de l’ouverture et la capacité de décoder l’information, de lire l’environnement et de s’adapter. Il faut parfois accepter de baisser de niveau professionnel, mais sans perdre de vue ses objectifs. Et surtout ne pas rester isolé. Se constituer un réseau est la meilleure façon de trouver du travail. Cela passe nécessairement par le fait de sortir de son milieu culturel pour aller vers les Québécois.
Comment s’en tire le Québec en matière d’intégration?
Le gouvernement a une très bonne politique d’immigration et il y a plein d’organismes pour aider les immigrants. Mais il y a beaucoup de travail à faire du côté des employeurs, qui cherchent trop l’uniformité chez leurs employés. Cela fait que beaucoup d’immigrants finissent par aller s’établir dans une autre province. Pour remédier à cela, il faut notamment établir un meilleur dialogue pour dépasser toutes sortes de préjugés.