Montréal

Le vérificateur de la Ville de Montréal en cour mercredi

C’est mercredi que le vérificateur de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, se présente en cour dans le cadre de la poursuite qu’il a intenté contre la Ville de Montréal et quatre de ses hauts fonctionnaires, dont le contrôleur Pierre Reid.

M. Bergeron affirme avoir été victime d’espionnage par le service des enquêteurs internes de la Ville, dirigés par Pierre Reid. Ce dernier aurait lu les courriels de M. Bergeron sur une période de 10 mois, entre 2010-2011.

La lecture des courriels aurait permis à la Ville de Montréal de découvrir notamment que M. Bergeron avait fractionné un contrat afin de contourner le processus d’appels d’offre, en plus d’octroyer deux contrats de 2 500$ pour des traductions à sa belle-sœur.

La Ville s’était ainsi justifiée en août dernier dans les documents envoyés au tribunal dans lesquels elle présentait sa défense à la poursuite de M. Bergeron : «[les] découvertes confirment le bien-fondé de l’enquête engagée à son égard par les services sous la responsabilité du défendeur [et ancien contrôleur général] Pierre Reid».

La Sûreté du Québec affirme qu’elle n’a jamais donné l’autorisation à la Ville de Montréal d’espionner les courriels de ses élus ou de membres de son personnel. M. Reid a depuis été relevé de ses fonctions de contrôleur.

M. Bergeron affirme que cette enquête était illégale. Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard avait déclaré en février qu’un vérificateur général «doit être libre dans ses actions, il est là pour vérifier l’administration et non pas être vérifié par l’administration».

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